Amedyaz_amazigh

Miroir d'eau ( dédié à Aza Taziri )

02:19, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Miroir d'eau ( Dédié à Aza Taziri )


Miroir d'eau



Dédié à Aza Taziri



J'ai accroché en bandoulière à mes jours un fourre-tout
Afin d'y cacher mes songes
Et d'y perdre les peurs
D'y éventer de par un trident les jougs de la parole
D'y vendre à moi-même les souffrances
D'y dépêtrer ma raison des bâts de la mémoire
Et de me mirer voir mon visage
Dans le miroir d'eau
Y voir le chameau
Qui soulève le fardeau
Lui qui est las d'errance
Lui qui est éreinté et mort de soif
Boire du puits de la vie
Des gouttes de l'existence
Attendre jusqu'à ce que son eau soit limpide
Vais-je m'y retrouver?!
Y verrai-je mon visage?!
Y verrai-je mon fourre-tout
Où se sont terrés les jours de mes songes !
Et l'âme de ma mémoire
Et la langue de ma parole !


Poème en Tamazighte "Tisit nw Aman" de la poétesse Aziza Nafia dite Aza Taziri
Traduction Farid Mohamed Zalhoud



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"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui"
Manet




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Chant d'homme amazigh ( dédié à Mohamed Mahou )

02:18, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Chant d'homme libre Amazigh



Dédié à Mohamed Mahou










Si je n'ai pas de frontières
Je ferai de la fierté ma frontière
Si au diner à me mettre sous la dent je n'ai rien
Je mangerai de par mes mirettes aussi bien

Si je suis de cécité atteint,j'écouterai
Si je suis de surdité atteint,je penserai
Si à court d'idée je me trouve,je demanderai

Si je suis orphelin de père
Je ferai de ma propre force mon père
Si je suis orphelin de mère
Je ferai de la tendresse ma mère

Si je n'ai pas d'ami
Je ferai de mon ombre l'ami
Si je n'ai pas d'ennemi
je ferai de mon corps l'ennemi

Si je n'ai pas de lieu pour la prière
Je ferai de mon coeur un sanctuaire
S'il me manque un Imam pour présider ma prière
Je ferai de ma langue mon seul témoin occulaire

Si je manque d'argent
Je ferai de la sobriété mon argent
Si je n'ai rien
Je ferai de la grande faucheuse mon unique bien

Je ferai de la pensée ma vocation
Je ferai de la langue mon existence
Si je n'ai pas de bien-aimée
Je ferai de la fibule ma bien-aimée


Farid


NB:

Poème de Mohamed Mahou extrait de son recueil "Iftasn n ul" en tamazighte(berbère);traduit en français par Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz pour le lectorat francophone


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Ma fille ( dédié à Mohamed Mahou )

02:17, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Ma fille




Dédié à Mohamed Mahou



Voici ta main
Voici ma main
Meurtrie de cloques depuis l'enfance

Voici tes mirettes
Voici mes mirettes
Emplies du sommeil de mort depuis l'utérus

Voici ta langue
Voici ma langue
Gelée de neige depuis l'école

Voici ma tête
Voici ta tête
Cernée de blancheur
Même si elle encore sur les pieds

Voici ta vie
Voici ma vie
Poignée de sable dans un étang de ténèbres

Ma fille
Te voilà
Me voilà
Avec le troupeau ne va pas !
Non plus ne me ressemble pas !


Farid Mohamed Zalhoud

NB:
Poème de Mohamed Mahou écrit en Tamazighte extrait de son recueil"Iftasn n ul"
Poème traduit par Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur oasis des artistes


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La poupée ( dédié à Rqia Rouw )

02:15, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
La poupée


Dédié à RKIA TOUW


Nous nous mirons toi et moi
Dans un miroir brisé
Prises de par le vertige parmi quatre murs
Seules nous demeurons avec la couronne
De la fleur jaunâtre
Pâlie de par le silence
De par la longueur des nuits
De plainte nous chantons
Et déversons quelques perles
O ma poupée muette..
Aveugle..
O toi
Qui n'entends point
Reste un moment entre mes mains
Je te relaterai à propos de quelque chose
Un conte relatif aux saisons de l'année
Propre à une saison innommable
Ayant un visage sans expression aucune
Saison inconnue voire des savants
Imperceptible aux communs des mortels
Quelque chose en mon intérieur
Un secret enfoui
En ma mémoire un souvenir
Inoubliable
Né au sein des jours sans douleurs de gestation
C'est avec ses us que j'ai mis du khol
A l'oeil de l'âme
C'est à l'aide de ses racines que pend
Le berceau d'un bébé
De ce nourrisson qui me hante
Celui qui te chante
Ah! Ma poupée
Jaunâtre
L'orge de la solitude
Qui me ronges
Qui grignotes les os
Alors que
Ces mots là demeurent
Ne les voilà-t-il pas qui cognent les murs.



Farid Mohamed Zalhoud


Note du traducteur:
Ce poème est écrit en Tamazight(Berbère) par la jeune poétesse de Tafraout RKIA TOUW lauréaté du Prix de l'Alliance des Ecrivains en Tamazighte "TIRRA" de poésie,2010.Poème extrait de son ouvrage publié par TIRRA et inttitulé:"Tasudmt Tabrkant"(Le Baiser Noir );poème traduit en français par Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz.


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Passages de sages messages ( dédidé à Abdeslam Nassef )

02:14, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Passages de sages messages




Dédié à Abdeslam Nassef




A- Passion:



1)Ce dont je veux piper mot Dieu Voit l'intention

Que puis-je en tentant vouloir ces termes taire



Ne ferais-je qu'aggraver maux en attiser tension

J'aimerais d'ombre servir à ceux fouettés de braises caniculaires



Hélas à cause de ma petitesse infime infirme je suis à la locomotion

Alors à la quête moi-même je suis d'un abri séant où je me terre







2) Si seulement je pouvais ô toi à toi ressembler

Je serais volontiers tout ce qui pourrait te combler



Je me ferais remède aux peines qui te lacèrent

Et point je ne te laisserais te morfondre ô frère



Hélas seules mes mains me sont de secours

Jointes en prière à Dieu qui me Voit



Que j'invoque pour un heureux dénouement

Amen Dieu Seul Peut Soigner nos maux







B-Blessures:



1)Dure ô dure est souffrance que voici partout présente

Elle occit elle blesse elle étourdit et elle épouvante



Ton tour est arrivé tu en auras ta part toi de même

Moi itou qui te rends la réplique et en vis le dilemme



Excepté untel ayant pour refuge la forêt est épargné

Être parmi les fauves serait mieux et des gens éloigné





2) Nous ne sommes plus toi et moi qu'un et de rien différents

Magnons-nous pour le devoir et debout tenons-nous



Que rien ne nous apeure et qu'à rien ne point nous réduisons

O vie c'est l'un de tes repas que du trépas nous faisons



Que celui qui craint la mort est mort voire de son vivant

Que celui qui fréquente la forge approche le feu en l'avivant







C-Médisance:



1)Jamais je ne prendrais pour voisin quiconque ramperait sur le ventre

Je serais ébaubi s'il pouvait avaler le futé hérisson à mille malices

Comment s'y prendrait-il devant ces mille et unes épines

Acariâtres aux pinces aux doigts arracheurs de même acariâtres

Ses entrailles saigneraient de tous les mets il aurait ras-le-bol





2) Il a beau du talent être doté celui qui de nuit voudrait coudre

Ses doigts saigneraient et ne saurait aucunement le mal éviter

Le chas de l'aiguille qui guiderait son fil sans faille vers le trou

Nul n'y ferait car même à la lumière du jour ses mains tremblent









D-Réflexion:







1) L'aigle expert qui de coutume trouve sa proie et la happe

Comme bon lui semble il atterrit avec aisance et l'attrape

Il chasse toujours chaude jamais froide celle qu'il désire

Pourrait-il s'il prenait terre sans s'envoler vivre ce plaisir?





2) Il n'est nullement chose aisée pour qui voudrait roi être

Ne plus rien souhaiter si ce n'est de cécité atteint être

De mes visions je veux relater je te prie écoute-moi

Celui qui possède mille sous s'acharne à en avoir le triple

Celui qui en a trois mille voudrait des dizaines en multiple

Qui a veillé ami sois-en sûr veillera !




Farid Mohamed Zalhoud




Note du traducteur:

Petits poèmes extraits du dernier recueil en Tamazight(Berbère)d'Adbeslam Nassef,poète amazigh et membre du site www.oasisdesartistes.com pseudonommé Andam,ouvrage intitulé "Rzm Ulawn"(Ouvre-coeurs);traduits par farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur oasis.








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Mon âme ( dédié à Mohamed Mahou )

02:13, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Mon âme


Dédié à Mohamed Mahou



Je voudrais que tu sois
Le basilic du jardin aux mauvaises herbes
Qui répandrait son parfum dans la mauvaise nature

Je voudrais que tu sois
Le manche du moulin
Qui tournerait et offrirait mouture
Même si l'année s'avère chiche

Je voudrais que tu sois
La flamme du feu
Qui brûlerait la douleur de mon coeur

Je voudrais que tu sois
L'âme de ton père
Le flambeau de ta mère
Le bonheur de la famille



Mohamed Farid Zalhoud


Note du traducteur: Ce poème est extrait du recueil du poète Amazigh Mohamed Mahou intitulé"Iftasn n ul" et traduit en français par Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur Oasis des artistes.




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Si seulement... ( dédié à AYAD ALAHYANE )

02:11, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Si seulement...



Dédié à AYAD ALAHYANE



Si seulement nuage j'étais
De par les larmes je pourrais irriguer
Les plaines assoiffées
Les branches asséchées
Rien qu'en t'ayant aperçue

Si seulement aigle j'étais
Je pourrais m'envoler
Et dans le firmament planer
Pour libérer les détenus
Rien qu'en t'ayant aperçue

Si seulement vent j'étais
Je pourrais emporter et rapporter
La brise matinale
Le papillon guérisseur des désirs insistants
Rien qu'en t'ayant aperçue

Si seulement éclair j'étais
J'éclaterais au sein du ciel
Et éclairerais le chemin aux errants
Afin qu'ils puissent découvrir ces contrées
Rien qu'en t'ayant aperçue

Si seulement tonnerre j'étais
Je grognerais et gronderait en plein ciel
Afin que les sourds enfin se réveillent
Afin que les muets enfin parlent
Rien qu'en t'ayant aperçue



Farid Mohamed Zalhoud

Note du traducteur: "Mrad is...", poème du poète amazigh Ayad Alahyane extrait de son recueil"Wis sa ignwan" et traduit en langue française par Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur Oasis des Artistes.


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Songes ( dédié à Mohamed Arejdal )

02:10, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Songes


Dédié à Mohamed Arejdal



Ceci est un brin de songes
De l'autre côté des portes
Portes closes
Portes verrouillées
Derrière les barreaux de fer
Là où j'ai aperçu un détenu
Celui qui ignore et la journée et la nuit
Ainsi que le nom des jours
Celui qui ne craint pas le bagne
Celui qui ne craint pas les ténèbres
Le voilà qui donne libre cours aux idées
Le voilà qui s'envole vers le firmament
Là où il se métamorphose en songes
Songes qui ont pour monture les nues
Songes qui ont dévalé le vent
Songes qui survolent les pays
Songe qui tressent un tissage
Avec les rayons du soleil
Des pagnes ils en font avec
Ceux qui mouleront à merveille la beauté de dame Liberté
Ceux qui feront la couronne d'un rayon solaire
Qu'ils déposeront sur la tête du détenu
Qu'ils éliront le dignitaire
De la Liberté
Ceux qui sèmeront les graines de la Paix
Ceux qui offriront les fleurs de l'Espoir
Ceux qui donneront les gerbes de Liberté
De Liberté
De Liberté
De Liberté aux détenus.





Farid Mohamed Zalhoud



Notes du traducteur: Poème de mon ami poète Amazigh marocain Mohamed Arejdal extrait de son recueil intitulé:"Ifugga n Tujjutin"(Tapis de senteurs);poème"Tiwwurga" que j'ai traduit en "Songes" pour le lectorat francophone espérant avoir été fidèle à l'âme du poème et à l'intention du poète.
Farid mohamed Zalhoud


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D'un écrit vain ( à un écrivain )

02:09, 24/09/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
D'un écrit vain


à un écrivain




De tous les maux coriaces profonds et acriâtres
Les mots trop douteux font les bons chats de l'âtre
Sont chassés sachez-le car ils sont de cons idolâtres
Bon merci au revoir peut-être à l'un de ces quatre

De toute évidence clarté ces champignons monticules
Il va sans dire il va de soi itou ces mignons fascicules
C'est la pure frousse simple trouille de paraître ridicule
Qui font naître titre vers strophe poème en majuscule

Ecris et crie est cri plausible celui crédible qui vise la cible
Et critique écrit lisible audible irascible ironise risée risible
Si bloquée l'ouïe bien oui là las est l'oeil crevé par l'illisible
Si cécité y est de mise donc admis itou est à tâton l'invisible



Farid


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Salut ( dédié à Mohamed Ouagrar )

02:08, 24/09/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Salut


Dédié à Mohamed Ouagrar



Poète !
C'est au sein de mon jardin
Que j'ai coupé un bouquet de senteurs tout près de la margelle de mon puits
Pour toi Salut Paix Joie
Signe de mon amitié
Lien unique
Progéniture
Mon frère que ma mère n'a point enfanté
Mot aérien comme le sourire des enfants
Epaisse ombre ombre des arganiers

Poète!
Montagne!
Arbre!
Plaine!
Terre!
Animal!
Coeur mélomane
Qui bat de bonheur
Qui déborde de vie
Regard qui voit ce qu'autres ne voient pas
Beaux vocables poétiques du poète de trouvères
Ton miroir où tu aperçois mon visage qui est jumeau de ton visage
Salut en des langues que les humains ignorent et qui nous sont propres
Celles des Belles Lettres des poèmes et des beaux vers
Chant tranche mielleuse singulière sélecte et suave
Espoir d'un avenir meilleur
Prospérité du citoyen universel
Salut
Coeur
A
Coeur
Ame
Pour
Ame


farid mohamed zalhoud
NB: Un poème de frarid mohamed zalhoud traduit de tamazight en français par farid mohamed zalhoud


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Pas âme qui vive ( dédié à Maryjo )

02:07, 24/09/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Pas âme qui vive


Dédié à Cyrael ma chère Maryjo



Mais si mais si ces minuscules bestioles qui s'affairent
De l'éteule à la fourmilière et qui grouillent de partout
Ecureuil abeille lézard pleurote iguane horrible vipère
Sont témoins la muse de même le poème et moi itou

L'adieu furtif au signal volé de fille de joie malgré elle
L'odieuse peine qui accable le poète tranchante réelle
Le négoce et l'échange de même que la ruse le hasard
La prière de l'ascète le mot du poète la ruse du bâtard

D'âmes qui vivent par milliers s'en vont en rangs serrés
Je les vois les aime toutes mes belles sosies que j'adore
Les estime les vénère même car toutes sont considérées
Etre moi-même quand éveillé rêve et quand mort je dors


Farid


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La nuit et toi ( dédié à Mohamed Oussous )

02:06, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
La nuit et toi


Dédié à Mohamed Oussous



La nuit..
se débarrasse
des braises..
et des étoiles éteintes

Chemin faisant
elle crache
la fumée des jours..

Toi,tu rêves !
en cavalier vêtu
d'une tunique maudite !
et d'une toile d'araignée !

Tu couds
aux noms des ombres..

Tu te rabaisses
à la pénombre des visages

Tu rêves ? !
ta tête lasse est devenue
gouttes..larmes !
poudre de feuilles


Farid Mohamed Zalhoud

Note du traducteur: "La nuit et toi",titre donné au poème de Mohamed Oussous intitulé "ID D KIYYI"extrait de son recueil en Tamazight intitulé "Le royaume des blessures" que j'ai traduit vers la langue française pour le lectorat francophone afin qu'il puisse connaître notre littérature berbère"amazigh".J'espère être fidèle à l'âme du poème et à l'intention de l'auteur.Merci
Farid mohamed zalhoud


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Chants de pluie ( dédié à Fatima Moutaoukil )

02:05, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Chants de pluie




Dédié à Fatima Moutaoukil



Souviens-toi ô pluie
Des chants de la vie
Que tu chantes en tombant
Sur les bribes des monts
Qui demeurent encore les nôtres

C'est goutte à goutte
Que tu palpes les lettres de l'alphabet
Des idées
Qui s'entassent sur mon coeur
Tu purifies la lecture
Qui se vautre à même la cendre refroidie
Victime d'un rêve
Qui se débat sur la feuille

C'est goutte à goutte
Que les lettres de l'alphabet sirotent
Le regret du silence
Qu'elles écrivent sur ton visage
L'épanouissement des soifs

C'est goutte à goutte
Que certains assassinent
En ce bas monde
Les coeurs des poètes
Les chansons des anges
Devenues fuite
Et nous fumée
Plume
Dans la main des autres
Qui marient la poésie
Au destin morose d'un troubadour



Farid Mohamed Zalhoud

Note du traducteur:Le poème ci-dessus est écrit en Tamazight par la poétesse Fatima Moutaoukil et extrait de son recueil de poèmes intitulé:"Tagziwin n itran"(le secret des étoiles);je l'ai traduit de la langue berbère"Izlan n unZar",en langue française"Chants de pluie" dans le but de faire connaître notre littérature amazigh et surtout notre poésie méconnue au lectorat francophone.J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur.


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Destin de mouche ( dédié à mon fils Yuba )

02:02, 24/09/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Destin d'une mouche




Dédié à mon fils Yuba qui saura





Dans l'immensité vertigineuse de l'Univers
Dans l'infinité des secrets et des mystères
Dur dur de dire de médire ou de maudire
Daredare la langue est avalée ne peut prédire

D'un bond imprévu hors de mon piteux destin
Je crie à perdre la tête mais je crie en vain vu
Qu'aucune âme ne vit ici où je suis un intrus
Moi qui louais l'audace la révolte et l'instinct

Au pétrin absurbe voué et me sachant vulnérable
Vaincu je laisse au temps le temps sans me plaindre
D'en finir avec mes joies et mes peines où geindre
Où rire alternance monotone ô ma foi exécrable

D'amère en amère pensée j'erre perdu battu hélas
Las d'être là mon coeur épuisé et mon âme lasse
Dilemme ô délire d'un lieu où plus rien ne se passe
Destin d'une mouche j'aurais aimé que je trépasse


Farid


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Destin d'une mouche




Dédié à mon fils Yuba qui saura





Dans l'immensité vertigineuse de l'Univers
Dans l'infinité des secrets et des mystères
Dur dur de dire de médire ou de maudire
Daredare la langue est avalée ne peut prédire

D'un bond imprévu hors de mon piteux destin
Je crie à perdre la tête mais je crie en vain vu
Qu'aucune âme ne vit ici où je suis un intrus
Moi qui louais l'audace la révolte et l'instinct

Au pétrin absurbe voué et me sachant vulnérable
Vaincu je laisse au temps le temps sans me plaindre
D'en finir avec mes joies et mes peines où geindre
Où rire alternance monotone ô ma foi exécrable

D'amère en amère pensée j'erre perdu battu hélas
Las d'être là mon coeur épuisé et mon âme lasse
Dilemme ô délire d'un lieu où plus rien ne se passe
Destin d'une mouche j'aurais aimé que je trépasse


Farid


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Destin d'une mouche




Dédié à mon fils Yuba qui saura





Dans l'immensité vertigineuse de l'Univers
Dans l'infinité des secrets et des mystères
Dur dur de dire de médire ou de maudire
Daredare la langue est avalée ne peut prédire

D'un bond imprévu hors de mon piteux destin
Je crie à perdre la tête mais je crie en vain vu
Qu'aucune âme ne vit ici où je suis un intrus
Moi qui louais l'audace la révolte et l'instinct

Au pétrin absurbe voué et me sachant vulnérable
Vaincu je laisse au temps le temps sans me plaindre
D'en finir avec mes joies et mes peines où geindre
Où rire alternance monotone ô ma foi exécrable

D'amère en amère pensée j'erre perdu battu hélas
Las d'être là mon coeur épuisé et mon âme lasse
Dilemme ô délire d'un lieu où plus rien ne se passe
Destin d'une mouche j'aurais aimé que je trépasse


Farid


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Debout,je me tiens ( dédié à Hassan LAAGUIR )

02:00, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Debout,je me tiens


Dédié à Hassan LAAGUIR




C'est moi qui coupe
Longitudinalement le poil
C'est moi qui insère
L'aiguille dans son chas
C'est moi l'Amzad(1)
Regardez-moi
Je courrai de pas de marche
Et lâcherai par la suite les mulets
Que ceux qui excellent en ruade
Ruent
Que ceux qui sont incapables
Braient
Je laisserai les chats verts
Buveurs de "Champagne"
Retenir en ce coin-ci
Le hennissement du cheval
Tueur de son cavalier
Sur le butin de cette contrée-ci
Jusqu'à ce que nous rêvions du réveil
Ou du moins que nous en entendions la rumeur
A travers les mots que les femmes ne pipent point
Dans un lieu où le monde n'existe point
Où je suis,où sont les mômes
Et mon royaume
Que personne ne me les attaque
Les chats
Ne sont pas à éviter
De même que les mulets
Que voici ligotés par l'eau...



Amzad: intrument de musique à corde connu chez les Touaregs

Farid Mohamed Zalhoud


Note du traducteur: Le poème "Debout,je me tiens"(BEDDGH )a été écrit en Tamazight(berbère) et extrait du recueil du poète Amazigh Hassan LAAGUIR intitulé"TALALIT"(NAISSANCE).Je l'ai traduit dans le désir de faire connaître la littérature Amazigh moderne et écrite au lectorat francophone.J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur.
Sincèrement votre
Farid Mohamed Zalhoud


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Gémissement ( dédié à Abdellah Benzerouale )

01:59, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Gémissement



Dédié à Abdellah Benzerouale



La peau de tout un chacun
Est attendue par la civière

Même si vous montez des juments
Et des chevaux faites des montures
Morts vous serez inéluctablement
Et aux vers vous serez nourriture
Vos os seront pilés sous terre

Et passent les jours
Les jours courent
L'un après l'autre
On dirait l'éclair

Les gens se tiennent debout
Debout les gens ne tiennent pas du tout
Ils mordent ils pîquent
Ils volent




Farid Mohamed Zalhoud




Note du traducteur: "Gémissement,"Tandra",poème extrait du recueil"Afduddr n tmzla" du poète amazigh Abdellah Benzerouale et traduit en français dans le désir de faire connaître notre culture et surtout notre poésie au lectorat francophone.J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur.
Farid Mohamed Zalhoud


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La chaussure ( dédié à Hanane Gahmou )

01:59, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
La chaussure



Dédié à Hanane Gahmou





La chaussure poursuit son bonhomme de chemin
Elle marche
La chaussure jeûne à travers les sentiers
Qui se trouvent tout au long du voyage
La chaussure est arrivée à bonne destination
Elle retrouva l’oubli
Qui fut pour elle illico ses plaies
Elle espéra sa disparition
Elle ne désira plus que les ténèbres
Elle aurait fort aimé l’errance
La chaussure souhaitait une issue
Avant d’être à la merci du vent
Où elle serait telle la lettre de l’amant
Qui volerait et qui serait cachée par les nues
Sans jamais atteindre celle qui en est destinataire
Elle n’eut droit à la fournaise de l’été



Farid Mohamed Zalhoud



Note du traduteur : Je vous fais part d'une traduction d'un premier et ultime jet du poème "Aduku"(La chaussure) écrit par la jeune poétesse amazigh Hanane Gahmou et extrait de son receuil intitulé "Tamda n izgh".J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur
Fard Mohamed Zalhoud


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Gribouillage ( dédié à Fayçal Imiri )

01:56, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Gribouillage



Dédié à Fayçal Imiri



Je ne fais que gribouiller
Tout en sachant que je n’écris guère
Je suis sûr que pour l’écriture
Je ne suis pas né
Pour elle
Je ne fais que me hasarder
Tentant par son biais acheminer
Un brin fort profond
De ma vie
Et de ce qui a fait de moi ce que je suis
A ceux qui écrivent
Je voudrais dire
« Veuillez me pardonner !
Si je ne fais que gribouiller
Quant à la saveur du mot
C’est de vous que je l’ai goûtée
Et me voici à mon tour
Vous offrant
Un mot de moi
Que je ne souhaite pas amer


Amedyaz




Note du traducteur:
Poème écrit en Tamazight par Fayçal Imiri et traduit par Farid Mohamed Zalhoud
Tagant,le 19/02/2O11
Dédicace à tous ceux qui écrivent en Tamazight(à l’âme de Feu Azayku,à M. Farid,à M. Oussous...



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"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui"
Manet




Mon blog : http://amedyazamazigh.blog2b.net



Tout vue...tout ouïe...(dédié à Cyrael )

01:55, 24/09/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Tout vue...tout ouïe



Dédié à Maryjo dite Cyrael



Je ne pense pas donc je suis
Je vis gaiment le temps qui fuit

Je ris fort d'eux plié en deux
Des quidams odieux et hideux

Qui des nullités font recettes
Ces caméléons à mille facettes

Meute de piteux pauvres hypocrites
Prétexte au texte aux traces écrites

Tout vue tout ouïe mie je t'écoute
Ce pur bonheur rien ne me coûte

A tes côtés que dame Nature
Est belle et nette vers sans rature !

Tout près de toi ma chère douce muse
Voire le sérieux le triste s'amuse

Des ombres passent et je médite
Contemplant ta chevelure
D'amour je ressens la brûlure
Heureux destin que je mérite


Farid


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"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui"
Manet




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Le rodomont ( à moi-même )

01:54, 24/09/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Le rodomont





Dédidé à moi-même




Sans en être vraiment un puisque je ne peux le dédier à quelqu'un
De crainte que l'offrande ne soit méprise et prise pour don à piéger
Un rodomont moi? Jamais de fanfaron ne suis ni faux brave coquin
A l'eau de rose je mets mes mots pour un untel quidam à ménager

Eh bien elles le sont je le jure sur la tombe de ma mère je ne puis
Ces vérités au nombre de quatre sachez-le les nier ô irrespirables
Même si c'est de la veine à la veine immolé égorgé sacrifié je suis
D'une faux rouillée par mes semblables dissemblables exécrables

Seul être être seul esseulé témoin t'es moins beau et ceux laids
Qu'eux qui seuls êtres et sans n'être point pointés du doigt l'est
Leur boule maboule de meurtrier à l'allure d'ange ou vert hêtre
Le rodomont qui est-il si ce n'est toi avant même que de naître

Cet échange de répliques accusatrices entre l'être et le paraître
Vaine tentative de résoudre le dilemme de la vie qui est une farce
Vaine tentative de résoudre le dilemme de la vie qui est une garce
Cette étrange relique: le poème en demeure l'unique mot piètre



Farid













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"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui"
Manet





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