Amedyaz_amazigh

La cigale ( dédié à Garafgan )

21:45, 10/11/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
La cigale


Dédié à Garafgan



De nature chante la cigale
Endimanchée se prélasse
Du chant elle n'est pas lasse
Elle s'en gave et s'en régale

Pendant que la fourmis s'affaire
De l'éteule à la fourmilière
Dans sa besogne familière
Sous la fournaise brûlée d'enfer

Pendant que la fourmis s'affaire
Pendant que chante la cigale
Le poète compose rime profère
Sa douce poésie sans égale

Pendant que les hommes comme il faut
Attendent ô les pauvres la terrible faux
Un ami riche attend en cadeau un poème
Ami car je t'aime je te dédie ma bohème


Farid

Ecris et crie ( dédié à Renée Dumais )

23:44, 27/10/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Ecris et crie


Dédié à Renée Dumais




D'échec en échec
De défaite en défaite
Le temps me cloue le bec
L'espace est de boue faite

Ecris et crie m'insuffle ma muse
L'écrit vain de l'écrivain m'amuse
Les cris vains de mon âme confuse
Refusent tout ramdam et toute ruse

Mes mots se terrent sous terre s'enterrent
Des maux que faire que dire que taire ?
Des joies muettes de bien sages sont
Des fois miettes sont ramages et sons

"La seule certitude est le trépas", dit le sage Cioran
"Des illusions,je n'en veux pas", dit Farid l'ignorant
Pour clore:"Ceux qui savent ne parlent pas
Dit Lao Tseu,ceux qui parlent ne savent pas"


Farid

Imriri n Ufcad (seuil du deuil) i Ouagrar,Houmir,Ousouss

23:42, 27/10/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Imriri N Ufcad(Seuil Du Deuil)




tarezzift i Ouagrar,Houmir,Ousouss





Ul izzucel s tisiwagh
Ur izmummeg ur ilwwagh
Is yut agur is ar ittagh
Ametta nes as swant gh irafan taddagin
Gh tenzruft d taganin targanin

Rezant utent s ufraw dw arraw
Bughlant gh tzegzut tar anaw
Ul izuran nsent as ittkerf igellin igessis
Ul iqqed isis ar sul ittessis s unessis
Ur izmer ad ingiri dw argan

Ur izdar i imezran n inagaren d ufgan
Izeri iqqur s umarg f imriri n ufcad
Inegi ughgemmi s umetta s tanedra
Tumert teqmih taggug tedrus tedra
Tudert tukerr tafughalt n uzmez ad


Zalhoud respect


Vous m'êtes ; je vous suis ( Aux oasiennes et Oasiens )

22:41, 16/10/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Vous m'êtes ; je vous suis



Aux Oasiennes et Oasiens



Ceci est le miroir : étain fidèle d'un visionnaire
Regardez-vous-y
Et mirez-vous-y
Histoire , mouroir et mémoire d'un missonnaire

Ceci n'est point ni laid ni beau poème
Mais plutôt les recoins du livre d'un jeune mort
Glanez en pages mots sages qu'il sème
Maux de peine , cris de joie sans âge notre sort

Vous m'êtes ô poètes et poète je vous suis
Vous serre mes chers ; méchants vous fuis
Vous sers mes chants en mes champs épanouis
Vous êtes aux mots ouïe de mes maux évanouis

Mon regard hagard partant vers de lointains horizons
N'est ni hautain ni vain pourtant il a ses bonnes raisons
Que les communs des mortels ignorent telles des oraisons
Qui leur annoncent l'ultime départ vers les dernières maisons


Farid


Vivre pour de bon ( dédié à feu Mohammed Khaïr-Eddine )

01:55, 11/10/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
 

Vivre pour de bon




Dédié à Feu Mohammed Khaïr-Eddine






Jeunesse éternelle que soit bien loin de toi chassée la mort

Mords dans la vie sans envie croque-la comme une pomme

Homme de demain des deux mains serre fort bien ton sort

Sors de l'infime cocon que ton toi soit intime abri d'homme


Et désarçonne puis refaçonne le maudit ordre bâti de haine

Chaîne qui ligote en ilote l'idiot aux idéaux de vilains maîtres

Démettre et seigneurs et sermonneurs sera ta tâche ta peine

Ta reine saura de Vérité d'humaine sagesse bien vêtue être


Hêtre bel arbre élancé être sinon renaître de tes cendres

Sans drôle quidam paraître ô phénix à tout exploit fin prêt

Près ou loin ton prochain t'est proche sans condescendre

A rendre à ton alter ego son humanité toute t'est de gré


Tes degrés sont à trente sept cette stable ineffable chaleur

A l'heure à table passé dévoué au bonheur et au malheur

Les leurres ne sont de mise ni la ruse ni nulle ruée admise

Mise ô éternelle jeunesse sur ton as de cœur sans hantise






Farid



Trois fragments éphémères ( dédié à Sophie dite Vauv )

01:02, 28/09/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Trois fragments éphémères


Dédié à Sophie dite Vauv



Si prétendre au bonheur
Ne tient qu'à tendre la main
Etendre en noble élan le coeur
Attendre sur un certain chemin
Un être qui viendrait de loin
L'attente ne me tente point

Si conquérir le monde
Ne tient qu'à défaire les liens
Parfaire le flair fin et la ruse immonde
Faire le malin et la mine de rien
Je préfère demeurer casanier
Serein à l'ombre de l'arganier

Si aspirer à la postérité
Ne teint qu'à s'inspirer des héros
Respirer à plein poumon la prospérité
Expirer paresseusement en lérot
Trente trois fois
Non
Je serais sur mon cent trente trois
Sans nom
Aux oubliettes empan sous terre comme un roi
Je crois


Farid

Iskkilen n ufulki ( tarezzift i ultma Khadija Arouhal )

23:47, 22/09/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Iskkilen n ufulki


I ultma Khadija Arouhal




Tisit nw addad n iman tiwallin
Iskkilen n ufulki lligh mgergh tighallin

Tansa n tayri gh urin nw ulawen
Iskkilen n ufulki lligh rzemgh imawen

Taguri n tmedyazt f ilsawen n imariren
Iskkilen n ufulki lligh zerigh agdud n iniren

Tifawt n unaruz gh taghult ibughlan n tumert
Iskkilen n ufulki lli ttaragh f tifert

Tamayt n ufgan iw Akuc Rebbi ameqran
Iskkilen n ufulki lli gemigh gh imezran

Tayri n tudert f twenza d izula tanatamt
Iskkilen n ufulki lli s ssengh mas tgamt

Askkil
Illan
Gh
Uswir
Yattuyen



Farid


Personne ici pour entendre tes cris ( dédié à Nadia Chafik )

03:23, 22/09/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Personne ici pour entendre tes cris



Dédié à Nadia Chafik



"On n'examine pas les dents du cheval offert en cadeau"

Sagesse Amazigh



A l'ombre de l'arbre de Jugurten le millénaire arganier
Assis en boudeuse loin de la plèbe envieuse j'écoute l'ancêtre
Caressé à leur passage par les franges soyeuses des filles du vent
A tâton je maudis comme pas un mes jours aveugles
Et écris à bout portant les cris de mes cinquante printemps
Rafale de mots aigre-doux nichés dans le sable mouvant
Propulsés par tant d'inouïs maux saccadés et émouvants
Hors de l'espace on dirait de la fronde et aussi hors du temps
Mais voilà que par miracle une voix d'oracle l'oryx meugle
Rupestre vous ne le diriez guère car tellement savant
Dressé fièrement sur du granite et piqué en étrange être
Devant mon étonnement d'ange regard hagard du casanier

"Personne ici pour entendre tes cris"
Semble me répéter une tourterelle
"Personne ici pour comprendre tes écrits"
Semble me répéter une hirondelle
""Je serais toi j'oserais conquérir un ailleurs meilleur"
Semble me souffler une demoiselle à tir d'aile
"Je serais toi je crèverais mes mirettes de veilleur"
Semblent me souffler thym aneth romarin et asphodèle


Farid


----------------
"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui" Manet



Akud n umedyaz ( tarezzift i ultma Tanirt )

04:12, 16/09/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Akud n umedyaz
fleur fleur fleur

Tarezzift i ultma tamedyazt Tanirt



Amedyaz a tamedyazt urt akkw issusm w akud ad
Lli ssaren bedan midden ann s iwetta d midden ad
Zikk igh isawl ufullus gh umdelfaw igh nkern igdad
Issenti nettan azul f umadal n uzmz ann d uzmz ad

Ibbid abud iw assef amaynu gh tlalit nes ig nannas
Iger s uzmummi d umetta ijdern asetta zund innas
Ig ilemma ixef ns gh ighudan n taskla isrut ikerkas
Yut aghenbur i tirac n inagaren gar imendi iferk as
Ur asen ikkis laz d ughejjaj amer tamedyazt tuf as
Tummit n uzenbu izbud tissi gh ughbalu n waggas
Ur intel waynat is izeli gh uluf d uzmz iskrn ammas
Ur asen ikkis irifi amer taguri izuzwan attas d attas

Urt akkw izziwz ukraru n ismdan d tafukt n imlalen
Urt id isdiw udrim ur asenn akkw teqqur gh ikalen
Ur illi s timlsit negh tazdught tifert as istara f ilalen
Iga gh iderghalen ul nes as isisfiw urd akkw allen



Zalhoud
_________________
"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui" Manet

je n'envie pas les mortels (dédié à Eolienne )

04:33, 15/09/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

Je n'envie pas les mortels


Dédié à Eolienne



Je n'envie pas les mortels
Compter n'est pas mon affaire
Car je suis cancre en mathématiques
Je n'ai donc de compte à rendre à personne
L'oseille ne me fait ni chaud ni froid
Un truc de baudet dé dos bas sous le bât d'effroi
Mon état d'âme est immuable
Qu'il fasse beau temps qu'il vente ou tonne
Et mon vocable rare est irrévocable
Bâtir une demeure est une corvée de con
S'approprier en maître une terre
Etre à la terre je lui préfrèe
Errant je suis la voie de n'être plus homme
Pour mes cousins voisins quidams je suis un fantôme
Fumier fiente vieux con chiant comme pas untel
Spectre épouvantail revenant énergumène énigmatique
Larve d'iule lèpreux qui végète en son pourri cocon
Vaurien oisif poète rêveur maudit damné d'enfer

Je n'envie pas les mortels
Ces ombres pressées
Sombres et stressées
Qui puent l'ambition
Qui jouent l'exhibition
Qui louent l'exception
Imbues de médiocrité
Qui vantent prospérité et postérité
La palabre mon oeil discussions oiseuses
Langues de vipères becs d'oies de pies râleuses
Ces vaniteux ces fats ces rats ingrats ces vantards
Dieux de motte faits mus de haine de vaines gloires illusoires

Je n'envie pas les mortels
Après le trépas tôt ou tard
Je survivrai à leur piteuses vies en mémoire

Je n'envie pas les mortels
Je les plains
Les aime bien
Et leur pardonne
A ces méchants
En mon chant
Que je fredonne



Farid




Indigo ( Dédié à Lahoucine Laâroussi )

04:45, 14/09/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Indigo



Dédié à Lahoucine Laâroussi




Brille avenant de tes mille feux mon astre soleil
Sous ma tente tatouée aux piquets faits de ronce
A même les dunes au sable mouvant s'annonce
Caressante la méridienne au reposant sommeil

Or je ne dors pas mais à pas de chat je chasse
De ma barrate oestres demoiselles et mouches
Tourne avec joie et zèle ma bouillie de la louche
Sans quitter de l'oeil le céraste et ceux de sa race

Puis outre sous l'aisselle je vais au puits des retrouvailles
M'enquérir de mes frères nomades qui arpentent le désert
Leur donner de nos nouvelles du bétail et de ma marmaille
Parler de nos désirs des faits-divers en conteurs bien diserts

Quand vient le soir les têtes et les étoiles je compte
Tout en sirotant mon thé vert à mes petits je conte
Bien de merveilleux récits du sable et des ancêtres
Ainsi s'écoule ma vie cool de bonheur et bien-être



Zalhoud

Eiffel sur Seine épèle pure peine ( dédié à Tanirt et Tourterelle )

06:19, 3/09/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Eiffel sur Seine épèle pure peine




Dédié à Tanirt et Tourterelle




Comment osé-je pardonner à Paris la capitale de la France
Ce chagrin capital qui de fatale strangulation m'essore ?
Comment osé-je pardonner à l'altière Eiffel à la fière Seine
Ce manque monumental qui étouffe le sang en mes veines ?
Comment osé-je donner et sens et essence à mon terrible sort
Moi l'aède de vaine errance qui suis damné de stances en transe ?

O pourriture qui sent bon ô cadavre parfumé qui est dit Occident !
Pourrais-tu me rendre mes deux douces ailées Tanirt et Tourterelle
Mes muses sans ruses mes anges mésanges ravies par accident
Moisies dans de quelconques noms elles qui vivaient si naturelles ?
Au nom de Cioran de Césaire de juba de kahina ma reine
Je t'en supplie ô enfer de glace de grâce à perdre haleine

L'arganier en fleurs en pleurs ampleur de ma prospérité
L'art gagné de vivre ivre point besoin du givre des livres
Croquant mes jujubes savourant mon couscous au lait de chèvre
Au loin je chasse sache-le Paris et reconnaissance et postérité
Modeste comme le ver à soie mon vers à moi de toi me délivre
O Paris ubuesque où je perdis mon pari chiche et mièvre!


Farid Mohamed Zalhoud

Parole de paria ( dédié à jamal chahid) 2° du concours Oasis

06:33, 1/09/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent


Les yeux de Tourterelle ( dédié à Tamouchte )

06:45, 28/08/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Les yeux de Tourterelle


Dédié à Tamouchte



Tes yeux sont ma voie à l'empirée
Moi léger papillon sur tes cils soyeux

Tes yeux sont ma voix d'aède joyeux
O mielleuses boules qui m'ont inspiré

Tes yeux source aux perles qui éteignent
Mes peies ignées mes maux qui geignent

Tes yeux mirettes candides ma mie
Que j'adore plus que les mots amis

Tes yeux luisants d'espoir et d'amour
Font d'échecs cuisants un pur humour

Tes yeux féconds et de vers et de rimes
Insufflent à ma plume un rêve sublime

Tes yeux veilleurs vaillants vifs et doux
Me subjuguent de passion j'en suis fou

Tes yeux profonds font de moi ton marin
Ma reine embarqué d'émoi un ilote serein

Tes yeux précieux qu'aucun or n'équivaut
Eternelle lumière hors cimetière et caveau




Farid

Après le ramdam,le ramadan ( Dédié à Tourterelle )

05:26, 25/08/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Après le ramdam,le ramadan


Dédié à Tourterelle




De sel de gemme
Est celle que j'aime
Ma mie qui m'aime
Même
Sans mot dire
sans maudire
Me saisit
En ma frénésie ma fantaisie
En ma poésie mon amnésie
Mais fut est sera
Le verbe
A sa belle aura
Assortie gerbe
Mes futées rimes mes foutus vers
Mes touffus rêves mon étouffé air
Mes tout faits mots acerbes
D'aisance et d'élégance
D'innocence et d'essence
Est ma verve
D'abstinence et de prudence
D'insolence et de jouvence
Ma réserve

D'hypertrophie
Et tout bouffis
Les m'as-tu-vu ont fait du chichi assez
Montant leurs grosses caisses
Montrant leurs pâles fesses
Mentant de fausse aisance
Tapant ramdam
Pipant blabla
Jasant vanité
Et j'en passe
Finis couic leurs festivals à la méga
Leurs misérabilisme de rénégats
Leur leurre d'été

Pour moi
Sans émoi
Le coude et la main à ma boule sismique
Servent d'étai
Le ramadan s'amène
Chaud chiche coriace
Cocasse
Locace
D'avec l'arganier et le chaos granitique
De complaisance
Je m'essore
Las

Muet face
Aux multifaces
Aux pots cassés
A mon sort
Sans tort
Je m'ensors
Amen



Farid


Voire avec de l'herbe jusqu'au genou( à Elhadj Bealïd,Calou et Aïtelzerk

01:53, 16/08/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Voire avec de l'herbe jusqu'au genou




A Elhadj Belaïd, à Calou et à Mostapha Aïtelzerk







O bergerie que regrette le chantre
Qui malgré le printemps épanoui
Semble fort inaccessible à l'amant
O Berbérie où campe l'oued Zagmouzen

Fier et fort beau pisé dressé à Taliouine
Qui d'Europe paraît en être l'architecte
Coeur avoue donc t'être épris du safran
Itou pieds mépris cloués que je déplore

Voire avec l'herbe jusqu'au genou
En disette végètent le mouton l'ignou
O vers qui m'essorent que je noue
Rime qui déprime joug de chez nous

Princesse Calou vois-tu bien l'antre
Que le vieux lion quitte évanoui
Cible qui tremble incessamment
Muse nacrée sacrée d'Imazighen

O air de mousse Mostapha fouine
Et au pif et de fin tact ami détecte
Parmi êtres navrés et navrants
Des mots de sagesse ta mine d'or

O chantre barde Belaïd bel aède
Maître de mot qui aisé accède
Aux maux et en est le remède
La vie est sans musique laide




Farid


vers dits caniculaires ( dédié à Omar Ghazouan dit Augustin )

23:57, 10/08/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Vers dits caniculaires




Dédié à Omar Ghazouan dit Augustin



O astre truand tout feu trônant au sein du firmament
Voûte céleste sénile vêtue de livides étoffes nues délavées
O pierraille impavide où d'égarées âmes errent indûment
Brûlées vives sous de chétifs rabougris corps dépravés!

Ignés vocables que je pétris salés ô mots faits de fournaise
Galettes enfournées çà et là car tout lieu est four d'enfer
Ribambelle de miches dorées lancinants vers dits canilculaires
O pain béni saupoudré de laves en rimes cuites de braises!

Ma désolation est prise en photo de la vitre de la décapotable
Du touriste tous risques tout frais sorti de la piscine de l'hôtel
O chergui souffleur dont j'avale les rafales faute d'eau potable
Lors mon désert met bas comme des champignons des motels!

Coeur ô berceau où geint la joie enfantine qui de dédain raille
Stridente cacophonie ô berceuse d'aïeule chassant l'ogresse
Sachant faire de ma nuit hantée de cauchemars pure allégresse
Seriez-vous ô pompe à sang ô corps innocent sommée marmaille?


Farid

Tache noire ( dédié à Hesperance,Aya,Mostafa et Jedis )

15:34, 26/07/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Tache noire



Dédié à Hesperance,Aya,Mostafa et Jedis




Qui sont ces fous chameliers qui se pressent et dressent leurs tentes
A même le sable fin et doré d'une Oasis de tendresse havre d'entente
Viennent-ils semer la haine plus mortelle que le venin d'un céraste
Salissant de leurs maux nos mots puisés de source pure et chaste ?

Buveurs de braises rois pudiques sudiques nordiques nomades errants
Libres comme la brise et mystiques aériens ludiques aèdes blatérant
Comme nos meharis fins connaisseurs sains saints ô combien sobres
Nos chants méchants mais sages messages soufflant à l'opprobre

Qu'est-ce donc cette tache noire air familier si ce n'est mièvre insulte
Que profère la lèvre d'un envieux et haineuse affaire d'enfer d'inculte
Qui préfère la discorde car est de style vil facile gracile bas fat et futile
Manège de macaque qui aborde mal nos mots prosaïques et versatiles

Fleurs envieuses plumes oiseuses mires haineuse rimes vaseuses
Senteurs douteuses encres ténèbreuses fins scabreuses poésie vaniteuse
Que la paix vous soit ombre et vous soit propos sombres la sagesse
Que nos largesses fassent perdre face à vos médiocres bassesses



Farid

Les maux du poète ( Dédié à Pampille )

01:41, 16/07/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Les maux du poète



Dédié à Pampille




Le poète aux vers de rêve mercure insaisissable et surprenant
De la folie géniale de la sublimation est désormais un revenant
L'hyène charognard farouche
Le hait le redoute lui en veut
Car aux cadavres d'ignous ne touche
La tribu de hères nés de basse souche
Le zieute le vèle le méprise l'envie
Lui qui n'ose même pas tuer de mouche
Aérien,de commun avec elles il n'a rien
Aux yeux mégères de guerres intestines il est vaurien
Car il n'a d'enclin aucun et aucun goût à leur charogne
Car n'ayant ni croc affûtés ni serres acérées ni cornes
Badin de surcroît par dédain au mal ne cogne ni grogne
Il se plie de rire en deux à la gueule de leur ère morne
Et se taille sautillant loin de la canaille par monts et vaux
En catimini avec sa plume sa feuille sa muse ni oui ni vu
L'aède qui sans regret ni remords de l'enfer tribal s'en va
Aux airs supérieurs ultime recours aux victimes il l'avoue
De génie de folie d'enfance d'innocence
De propension à l'isolement de persévérance
De souffrance de doute de vaine connaissance
D'absinthe d'opiacés d'ascèse d'errance
De fuite d'exil d'insomnie de révolte de patience
D'étrangeté d'insoumission de rare jouissance
D'instabilité d'éveil d'excentricité de jouvence
De curiosité de tachypsychie et d'inouïe romance
Il est revenu
De tout
Nu
Sans rite
Sans mythe
Sans postérité



Amedyaz





Perplexité où fleurissent de joie mes mots ( dédié à Ethiel )

03:14, 8/07/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Perplexité où fleurissent de joie mes mots



Dédié à Ethiel




Et nous aimâmes tous deux Cioran
Perplexes et combien sans convictions
Nous nous retrouvâmes tout à trac errants
Au sein du désert disert des afflictions
O stupeur qu'amplifie la braise de canicule
Et qu'aggrave encore notre soif d'apprendre
Serons-nous être stupéfaits du crépuscule
Saurons-nous juste par nos mots surprendre
Et l'obsédé de par l'impénètrable mystère
Et l'évadé du bagne d'improbable perfection
Quand enterrés empan sous terre
Nous survivra la futile projection
Des fragments de vérités de lubies
Nous restâmes toi et moi ébaubis
Et nous nous mîmes à la musique
En nous perdant en amnésiques

Mon mai mon mois mon moi en émoi mon mot de joie
Mon pré fleuri mon coeur pétri de maux et coi
Quoi de plus beau sans envie en vie ma foi
Qu'un vocable irrévocable à senteur de bonheur à toi

A toi qui n'as rien mais que tout éblouit
Oui,c'est à toi qui sans nul besoin ouis
Est cette beauté charme parfum inouï
Hume-le aime-les tu en seras épanouie



Farid


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