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Axzuz ar axzuz ( Tarezzift i Tanirt n Adad Amawas )Axzuz ar axzuz
Zalhoud Me manque ma mejestueuse montagne ( déidé à Tourterelle )Me manque ma montagne majestueuseDédié à Tourterelle Me manque ma montagne majestueuse Me voici en peine en pleine plaine tueuse En panne de souffle étriqué en mon flanc Au visage pâlot au coeur exsangue blanc Foule anonyme vertigineusement véloce Qui m'apostrophe me rosse et m'écosse Je dis non à l'indifférence moi montagnard Me manque passion ô patience de bagnard Me fait défaut l'innocence ô risette des mômes En cette vile ville qui gomme et gobe l'homme Me manquent mes chèvres en cet innommable espace M'ignorent l'indifférence et l'anonymat de cette espèce Moi qui déambule errant parmi d'autres errants Moi qui déambule errant en ce monde aberrant Terre qui n'est plus mienne aplatie échine au béton Je te tourne le dos et aux galeries de taupes et ratons Farid Tiznit,le 23/12/2008 Et cauchemardesque soldatesque rasa GazaEt ta cauchemardesque soldatesque rasa GazaA l'âme d'un certain Hertzel s'il en avait une Shalom Hertzel ! Sans ailes ni zèle Je suis un juif errant En ton lopin aberrant Haine hic amer au gosier Au chant méchant Au champ léchant Sang sang et sang Mon ire vomissant Aède muet sur une natte en osier Mon oeil ! En ta terre dite promise Où bêtise tuerie de mise admises Où ta cauchemardesque soldatesque rase Ces petites âmes Palestiniennes Où ta race dite élue tue de haine et écrase Ces petites colombes Palestiniennes Sans un brin d'Humanité Sans un grain de beauté Et sans un rien de bonté Quand le monde vaque à ses petites choses Quand le monde chasse ces grandes causes Tourne-toi te dis-je dans ta tombe Et zieute feu sang mort et bombes Comme ce beau monde moribond Fêtant un an de moins à quoi bon ? Je te sais sioniste Point je n'insiste Mais j'erre sur la voie de n'être plus homme Mégère destinée sans voix je suis un fantôme Farid Au seuil du deuil ( dédié à Tourterelle )Au seuil du deuilDédié à Tourterelle Seul dans la nuit immaculée le seul avec le monde j'ai crié O maman me manquent genêt scorpion nigelle staphysaigre Fumée du marrube de faux orobe de thym celle du câprier Aux os asphodèle oléastre à la peau le buis à l'appétit maigre Me manquent itou et colchique marjolaine romarin Pour mes yeux aveuglés de lumières criardes du néon Un bol de seigle et du gouet pour mes pauvres reins A mon ouïe affaiblie du tutin du scolyme aux ganglions Une poignée de jujubes pour mes poumons de fumeur Une pincée de rue mêlée à la massette et à la garance Une natte de jonc et des braises pour apaiser ma fureur Maman couvre-moi d'herbes sauvages en fulgurance Si l'alouette si le merlan le moineau ne me réveillent C'est qu'en partance à l'éternel j'irai sans nul remords Mère ne déverse pas de larmes amères après ma mort L'arganier reverdira et je serai ses feuilles vert bouteille Farid
Addag dw aggag(Tarezzift i Tamilla,Warassagh ,Tanirt)Addag dw aggagTarezzift i Taylalt,Warassagh,Tunaruz Duf s titt dw ul addag kakel s ifir s ughruc aghad Zmer i laz a war a tar tiram Zdem asghar gh unebdu i ukerram Zwi s tayri argan ay aggag Ger tayafut s tayyad Fser gh unnerar abaûu att tut tafukt azal Smun gh taryalin ifeyyic abercan acemlal Sfiyyec ad ingiri igilim d ulumas Ger dagh s urar tazerrart tedfar ultmas Zzebzeg ghw aman ad ilwigh ulumas imalass Regwet s tawwunt nw alus imassen fesusen gh ifassen Ger dagh ad izli irg d tiznint Ssely f inkan gh ufellun s turfett Zed taweltimt s tewltimt gh uzerg tiznin sselinin Zem ghtikint g gh argan gh timkilin Ssanef tazegmut buffi i tefunasin Sgudi irgen assenfed i takatin Icc ddant ssenged aghrum ssenu iss gh tikinin Bedu suter ssatun iw ussan n tassasin Zzeghwer tawenza takyudt udmawen n tazzanin Zalhoud Dix vers nés de divers nez ( Dédié à Tourterelle )Dix vers né de divers nezDédié à Tourterelle Ma femme sent l'ail le girofle la lavande sèche Mes mômes la naphtaline le thym et l'haleine fraîche Mes chèvres la fougère la rue le nectar d'herbes Et moi le tabac la menthe pouliot l'émoi des verbes Petites choses exquises encens et grand bonheur L'oseille pue le vol l'arnaque et l'imposture Le fric l'alcool la corruption et la malice Le blé le crime la fraude et la contre nature La thune la déprime le suicide et l'âpre calice L'argent n'a pas d'odeur agent de tant de malheurs Farid Vestiges et vertige ( dédié à Tourterelle )Vestiges et vertigeDédié à Tourterelle Si j'ai le vertige C'est que les vestiges Le souci érigent Telle une tige En mon occiput De Soussi qui se dirige Vers une terre qui me dispute Un rêve qui se fige Quand quiet j'en rédige Le secret qui discute Le fini qui exige Telle une pute La paie d'avance La paix d'errance Consume ô mon frère Et le barde et son verbe Assume son destin amer Et tant de fraiches gerbes Récoltées de l'enfer Vestiges ô mon signe Le "zed" amazigh si digne Qui crie haro et s'infigne J'ai bu les braises D'Hawad et ai connu malaise De Sifaw et de l'errance De Khair-eddine Souffrance anodine Sur le chemin des Imazighen Guidé par Kahina ma reine Maîtresse pour certains pour d'autres traîtresse Intime recours ultime secours Diablotine en due finesse Lame du temps suivant aveugle son cours Voici retentissant l'écho de détresse En ces vers qui naissent Sans détour et sans retour Et pourant la même eau m'a deux fois Caressé le coprs d'un geste narquois Solitude D'habitude Tu ne daignes changer d'attitude Qu'aux ascètes en béatitude Trébuchant de quiétude En inquiétude Pourquyoi J'irai sans dire à ce soir qui s'amène Bon soir qui ramène Aman et amen Le feu attisé La pluie apaisée L'être malaisé La peur déguisée Ma parole diffusée Mon instinct aiguisé Au lecteur Glaneur de futiles vérités Au champ d'un poète sans postérité Voudrais-tu puiser un vers irrité Elan de hère sans prospérité Consens-tu à te l'approprier Qu'en penses-tu mon usurier? Farid Le premeir pas sur la Lune ( Dédié à Tourterelle )Le premier pas sur la LuneDédié à Tourterelle Il sortit indemne des entrailles sombres d'un cachalot Pauvre Jonas à la pénombre étranger sur terre à l'eau Il n'a pas d'ailes pire encore il n'a pas l'air d'un salaud Pauvre hère en haillons chétif une ombre visage pâlot Jonas à Massa chanceux amassa quelques pâles fifrelins Jonas à Massa s'entassa parmi tant d'infortunés orphelins Jonas à Massa professa la ruse et l'imposture d'un malin Joans à Massa s'endossa las là au vieux mur d'un moulin Ses yeux deux braises éteintes sous la cendre qui vivotent Voilà le vieux flibustier manchot sur la bequille qui pivote Sa langue est un tendre pancréas qui à l'oreille chuchote Sa boule marmite où bouillonne amère la révolte et mijote Il retourne au rocher et goulûment hume la brise marine Il attend une baleine au passage d'un jet d'eau de narines Il a tant de regret le voilà prêt à quitter ce monde de farine Où tout dégoûte où il rêve de la lune en heureux Gagarine Zalhoud Présentation de textes pour"mots de neige,de sable et d'océan"
19:42, 14/11/2008
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PRESENTATION DE TEXTES:
I-Titre: Tiwwurga (version Tamazighte) Rêves (version française) Genre: Poésie Thème: Rêve et intimité Auteur: Farid Mohamed Zalhoud
Les circonstances de la naissance de ce poème à l'instar de la majorité de la création littéraire et généralement poétique de F.M. Zalhoud sont presque les mêmes. Le cadre géographique compte pour beaucoup dans l'inspiration, la gestation et les performances aboutissant au jet final de l'oeuvre. Natif du Sud marocain: Tafraout, ville montagneuse et touristique, le poète a un havre de paix, de calme: un verger ancestral où il crée. "Tiwwurga" est un poème représentatif de l'auteur dont les thématiques locales: la terre, la langue et l'être humain sont les plus traitées en plus des thématiques universelles: la liberté, l'amour, la paix, les questions de l'existence, la vocation poétique et le devenir de l'Humanité. Un poème écrit dans la langue maternelle du poète, une langue marginalisée, exclue même par une politique d'arabisation à outrance de tout ce qui fait l'identité, les spécificités culturelles du peuple Amazigh. C'est dans ce sens que le poète oeuvre pour une reconnaissance de son identité linguistique et civilisationnelle millénaire. Il s'agit d'une poésie chantée rythmée, rimée d'une valeur linguistique et esthétique pertinentes, un style simple, spontané sans trop de figures stylistiques.Le thème est celui du rêve, un rêve à deux (au pluriel) , un poème dialogué à deux tirades: l'une de l'enfant et l'autre de la mère. L'éternel retour à la genèse, à la mère ultime recours et secours intime elle-même plurielle: mère, langue, terre, libeté, amour et confidence... Composé en Tamazighte et traduit en langue française par l'auteur lui-même dans l'intention d'en faire part à un large lectorat, en l'occurrence francophone.
II-Titre: Témoin et martyr (en langue française) Genre: Poésie Thème: Témoignage Auteur: Farid Mohamed Zalhoud
Par vocation poétique et pour la mémoire historique d'un peuple, le poète traite à sa manière singulière un événement fâcheux, un faire-part de témoignage par un poète sensible aux malheurs d'autrui et refusant le silence complice. Anfgou est une zone enclavée située dans le Moyen Atlas marocain où une population Amazighe vit dans des conditions difficiles: manque d'infrastructures, conditions climatiques dures (neige et froid), misère, pauvreté, marginalisation systématique et indifférence des responsables. L'hiver rude a fait une vingtaine de morts parmi les bébés et a réduit des villages eniters à survivre dans la disette, la maladie et la désolation. Les médias en ont parlé; mais timidement ! Le poète réagit et adopte cet événement, en fait sien par devoir et vocation pour l'amour des siens, les plus démunis,l es victimes et ceux qui n'ont pas de voix pour dire cette peine et cette honte."Témoin et martyr" est de ce fait un cri poétique de compassion, de soutien et de mémoire qui se veut être entendu et partagé par un large lectorat francophone pour la mémoire commune!
III-Titre: "Le boudeur orgueilleux" Genre: Conte Thème: Naissance imaginaire d'un vice Auteur: Farid Mohamed Zalhoud
La littérature Amazighe est généralement de tradition orale d'où la nécessité de l'introduire à l'écrit dans l'objectif de sauvegarder la sagesse ancestrale et le patrimoine culturel des Imazighen : Les hommes libres (singulier:Amazigh/Féminin: Tamazighte(femme et langue) ayant vécu depuis des milliers d'années et vivont toujours sur leur terre: Tamazgha qui s'étale des Iles Canaries jusqu'aux frontières Lybico-Egyptiennes et au sud jusqu'au Niger. Tamazighte, malgré toutes les invasions Phéniciennes, Romaines, Vandales, Arabes, Portugaises, Espagnoles, Françaises...demeure une langue vivante toujours en usage surtout dans les montagnes et le désert, une langue de résistance, de flexibilité et de omposition par excellence. Les aïeux s'en vont et lèguent un trésor culturel que les successeurs se doivent de sauvegader et la littérature est un moyen parmi d'autres qui permettent sa continuité . "Le boudeur orgueilleux" était donc un conte qui relève de l'oralité que l'auteur tente de sauvegarder en l'écrivant à sa façon très personnelle et de le partager avec autrui dans une langue d'emprunt. Les contes du terroir (sud marocain Amazigh) à l'instar du conte universel par sa structure narrative et descriptive et la moralité (leçon) à en retenir est un genre littéraire très prisé chez Imazighen.Cependant,l'art de conter se fait rare avec la mort des grands-parents, l'avènement des techniques modernes de communication et la mutation que connaît la société.C'est dans cette optique de sauvegarde et dans le souci de porter à l'écrit ce riche partimoine ,de le partager ,que l'auteur oeuvre en rédigeant ce conte pour lui ouvrir une fenêtre sur l'universalité.
Farid Mohamed Zalhoud Aday Tafraout Maroc Clé en vain ( dédié à Tourterelle )Clé en vainDédié à Tourterelle C'est le français que j'habite tout fait d'idiomes équivoques Etouffé tu y es or je ne te point tout compte fait provoque Sa clé en main au forfait je t'invite te révoque te convoque Evoques-y ma fée fétiche le parfait art que j'y invoque J'adore ta luette bucolique ma patrie idyllique notre épique français C'est franc ces français atypiques autres que les sceptiques français Franchouillards débrouillards sais-tu être pudique et franc français Français lyriques nous sommes français autres que vous français Le seuil de Paris épris les accueille sans orgueil et leur pari Gagné sans nul chichi ni deuil leur oeuvre n'ayant pas péri Césaire a ses airs ses ires Khaïr-Eddine est Céline en sourdine Senghor sans d'or honore l'Afrique sans fric sans hic ne badine Leurs rites leurs mythes leurs joies peines et beaux rêves Dits d'encre sanguine et s'ancrent à leurs vies bien brèves La clé en main je t'offre ô lecteur mon coeur est sans porte La clé en vain de mon monde tien seul le bonheur importe Zalhoud Loin de moi l'idée de vous déplaire ( Dédié à Tourterelle )Loin de moi l'idée de vous déplaireDédié à Tourterelle De soif menées à même la têtue et coriace roche S'évertuent à miner les cristaux durs ses racines L'arganier sacré bel arbre est de loin plus proche Que la race chiche et farouche ô combien radine Dans le terrier perché au piton sinueux et soyeux Prospère au chaud sa sacrée marron progéniture Le père écureuil heureux de peu est plus joyeux Qu'un animal vertical insensé bipède hors nature Au sein du tronc l'abeille fait l'oeil à ses réserves S'affairent les mandibules mastiquant pur espoir Pour un printemps fleuri où butiner sans histoires Tout comme l'aède sur les mots glanant sa verve Roses proses et poèmes arrose de gouttes et salue O pluie bienfaitrice ma mie ma vie et ma reine élue L'asphodèle le chiendent le lys qui te boivent à la lie Lors un quidam quant à lui consomme gaspille salit Zalhoud Fais-toi vin ( dédié à Tourterelle )Fais-toi vinDédié à Tourterelle Le galet gai beau se trémousse Au sein de l'eau claire et douce Hautains ébats et air de mousse Et sans frousse gère la secousse Le poète fin se fait vin Se suffit de ses cris vainc Il fait fi des écrits vains Et se fie aux écrivains Coupe aux lèvres dis lecteur Cru du terroir pli du facteur Saveur prisée poème chanteur A-t-il brisé peine et langueur ? A la santé des absents Mettons amis l'accent Jetons les mots vexants Fêtons ceux relaxants Farid Oasis ( dédié à ma mère Adeline dite Eolienne )OasisDédié à ma mère Adeline dite Eolienne "Prépare-nous le charme à fondre les frontières" Maria Rainer Rilke Ceci ô intimes pourrait bien être son ultime propos Ci-gît le poète rêveur charmeur demeure du repos Celà par bonheur par aigreur coeur battant ne l'est pas Pâle et las hélas n'en est que le faucheur que le trépas Même mort il vivra ta grâce et la liesse promise Même tâtonnant il verra tes mirettes imbues de joie Voire muet il te dira du geste preste l'union et la foi Voire sourd il ouïra d'âme dame ta parole omise Car tu es sa patrie et la muse aux artisans des rêves Toute de rimes vêtue de vertus parée de vers féconde Toute de tendresse finesse adresse souplesse abondes Il te choie en femme terre mère vie sans choix brève Prépare-lui le charme à fondre les frontières Bouquets fleuris de paix d'amour de liberté Poésie de compassion contre les meurtrières Poésie toute sens décence partage et fierté Farid Véhémence et léthargie ( dédié à Tourterelle )Véhémence et léthargieDédié à Tourterelle "Si tu ignores les propos de la coccinelle au coquelicot,demande à l'épi d'orge et non point au meunier" SAGESSE A l'oeil entre ma rive et la tienne se tient une vache Et le fil fin bleu qui arrose le beau bocage partout fleuri Coule rouge rageux en moi comme coi couard meurtri En toi ton cocu borgne froussard rustre nom qui lâche Je n'ai pas de nom illustre motte goutte brise me connaissent Je nais mais pas de bon gré or sans regret comme renaissent Des belles aubes des beaux matins des beaux jours je renais Avec de beaux yeux malins une bonne boule bouche bon nez M'égaie le muguet m'enchante le serin M'émeut le clapotis je demeure serein T'agace la bécasse t'écorche la fougère T'en veut la crue tu demeures mégère Végète dans ta boue et ton totem de léthargie Je jette sans tabou l'anathème de véhémence A bout portant autant que l'élégie est à l'orgie Pourtant à bout tu t'es tuée et sans clémence Farid Des "avalchiniques" ( dédié à Tourterelle )Des "avalchiniques"Dédié à Tourterelle " Si tu n'as pas de mots pour exprimer une idée ou un sentiment;invente-les car toute langue est convention et invention!" SAGESSE Prenez-moi pour un enfant terrible Qui prends avalchiniques pour cible Je vous dirai de cette race noble mon oeil ! Elle écime la populace et la gave de ratatouille Elle refoule ses désirs de fantasmes la chatouille Elle l'opresse la dresse lui confesse la magouille Je ne vous en dirai pas plus car l'envie car l'orgueuil Ne sont pour moi ni pain ni air ni eau Je ne vous en dirai pas plus car la joie car le deuil Ne sont pour moi qu'états d'âme bas et hauts Pour un assiette de lait tiède Pour un seau d'eau fraîche Pour un sourire d'homme amical Vous seront reconnaissants Un minet crotté grelotant de froid Une ronce rabougrie brûlée de soif Un poète étonné de stupeur Farid La margelle ( dédié à Tourterelle )La margelleDédié à Tourterelle Bombyx oryx antilope gnou impala J'ai beau consulter je ne suis pas las Ibis cygne aiglon grue flamant rose J'ai beau scruter trancher je n'ose Ils ont survécu sacrés aïeux et je suis là Quiet béat vivant verni parmi leur smala Sous le même ciel bleu air gai point morose Sur la même terre ocre tête sage sans gnose Grignote fèves sèches sirote l'eau fraîche de rigole Rouscaille bigorne insouciant comme eux je rigole Sous le pisé je demeure assis sur le jonc mis en natte Près de l'âtre idolâtre m'endors comme chat et chatte Au pays du thym du vent de rue et de hêtre Au sein du jujubier et l'argnier champêtres Au terroir mémoire mouroir miroir des êtres Je vis parmi granite rose la cause d'ancêtres Farid Suis-moi ! ( dédié à Tourterelle )Suis-moi !Dédié à Tourterelle Suis-moi ! Veux-tu ? Vers ma naissance Vêtue d'innocence Et voici mon enfance De vaine connaissance Sans de foi Etre convaincu J'implore encore Baldir Anthée Bacax Seul avec le monde Dans les cavernes aux merveilles Où mon aïeul troque vieux trucs babioles vieilles Où je traque la trace des troglodytes A tâton le bâton de la parole abonde J'opère une brèche de déité proscrite Et prie Awliwas Eschmoun Tanit Il n'est de pire borgne Qu'un bougre qui lorgne La couronne et en décline le mérite Fuit la liesse de la populace et rites Lui qui hérite D'Haos De Lillieus De Medaurus Farid Afran ( Tarzezzift i gwma Abdeslam Nassef )AfranTarezzift i gwma Abdeslam Nassef Ighus nit w awal izil yufi iyi tiram Ticict ann gh ifern ur tent akkw meligh i yan Tanatamt n tazzaya as tent ittafa yan Urd anneli n ugdid ilsan afekka n uram Tazzwit n umwan ajjig nes ur ten yanni yan Macc nekki zeright gh ida llinn akkw ur netam Urd anneli ast annigh izri gan agh anatam Tamment n uslal tin imal tafsut n kuyan Ubbic n ufdil asgad aksum a timimin Nwanin f inkan iga uruku tikinin Ur walagh anwal awal asafar n yan Igan afgan icca gis sul fekin i yan Amasin amedyaz ul azul as nnan Amday gan gigan aggas irwas asennan Igh illuz icc taguri flen tent i wiyyad Ighd timdelt n unezgum tawwuri uhiyyad Farid Sourire moqueur (Dédié à Tourterelle )Sourire moqueurDédié à Tourterelle "Désarmé,je suis désormais sans parole" Sagesse ancestrale Du gâchis De la douleur monumentale omnisprésente Du renom de la vaine postérité Je me détourne assis en boudeuse Peu m'importe la prospérité La veine hasardeuse Le chichi La divagation métaphysique écrasante Je jure ne plus moisir dans un quelconque nom Et choisir détachement et austérité Je quitte les sentiers battus D'errant pieds en cloques De hère tenue en loques Et me libère de mon moi piteux Et du Néant abattu foutu miteux Tenant tête A la planète Qui m'est servie sur un plateau en or Car rien plus ne m'élève ni m'honore Parvenant à périr avec humilité Faute de témoins De mes nuits blanches immaculées De mes prophéties franches acculées Je joue seul ma comédie Malaise malvie en soliloque Délirium tremens Absurde non-sens Amuse-gueule des crédules Tic tac de la pendule Que je n'ose avouer à personne Même pas à Tourterelle mon ange Muse à qui je dédie Quand le glat funèbre sonne Mon ultime sourire moqueur et étrange Farid Ultime regard ( Dédidé à Tourterelle )Ultime regardDédié à Tourterelle "Quand la Terre vous retient vous qui étiez fait pour planer,ne parlez pas de vos ailes" SAGESSE Sur l'illusion et l'allusion La confusion et l'infusion Victime,je jette l'ultime regard Je ne mâche pas mes mots et je me détache Je ne cache pas mes maux et je ne me fâche En détrompé du retour De tout J'ai plein d'égard Surtout Pour l'Invisible Tout autour Pour l'Indicible Et plein de pitié D'estime d'amitié Pour les tout petits Au grand appétit De la vie Sans envie Je ne leur ravis Leurs rêves plus vastes Que leurs candides yeux Fastes corps splendides âmes chastes Et beaucoup d'admiration Et beaucoup d'abnégation Pour deux coeurs en un ceints Par l'Amour Par humour Qui s'aiment fort ô ma foi Qui sèment au loin la joie Et pour les cieux Vicieux et vides Pantins avides Bleus Frileux Légitime abdication Je garde une dent De barde dissident De révolté En mes champs euphorbe et ronce En mes chants sagesse d'un ponce J'ai récoltées Sans révérence Mes rêves d'errance Farid { Page Précédente } { Page 1 à 14 } { Page Suivante } |
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