Amedyaz_amazigh

Ma mère la montagnarde ( Dédié à Adaoui Hanafi )

01:20, 29/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
Ma mère la montagnarde




Dédié à Adaoui Hanafi




Maman tu as enfanté ton fils unique parmi ses soeurs
Tu as donné vie à de beaux êtres à brandir le flambeau
Tu m'as porté et de tout zèle pour que la vie ait valeur
Que ta couvée vive d'honneur foyer où le feu est un joyau

Des jours durant j'ai vécus rien qu'à me demander comment
Mine de rien tu te dissous t'effrites à me voir adulte du moment
Tu m'as porté d'un bras vaillant tout en sautillant un ruisseau
Tu as irrigué nos champs des rigoles guettant ton tour à l'eau
Tu m'as porté et colporté le fagot de bûches lasse tu ne le dis
Tu as arrosé notre potager puisant dans ton bras tu m'as mis

Tu as semé des grains à travers monts et aux ruisseaux éparpillés
Voilà qui est mûr l'épi prêts sont à la moisson tes champs labourés
Et à frire tu as épuré le blé l'orge et le maïs qui est au feu à sauter
Boulettes d'orge primeur tu as roulées au faitout bouillie préparée
Nos couvertures et nos habits sont faits de la laine que tu as tissée

Tu fus pour moi protectrice du froid et fournaise de certains jours
Le bas pan de ton pagne m'abrita coucou de main issue de bonjour

Avec l'aréole tu refermais ma petite bouche quand elle pleurait
Tu me gavais d'amandes mâchées de farine d'orge au petit lait
Je rampais à même le sol et voulant de vive envie m'envoler
De grandir ayant une taille apte à même là-haut la lune frôler

Tu dévalas les escaliers en accourant voir ma souffrance
Tu concoctas recettes d'herbes craignant ma mort et ma partance

Auprès de l'âtre ou de la meule j'écoutais tes chants à rimes
Tes paroles ô mère sont pour toujours paroles sublimes
Elles m'ont appris à éventer mon savoir et bien acquis
Au monde entier afin qu'il soit du miel remède requis
Et que la Paix soit une devise les embarras chose finie



Farid Mohamed Zalhoud
Tafraout
Le 22 octobre 2011


Notes du traducteur:
"Immi Tabudrart" est un poème du jeune écrivain,militant Amazigh et avocat issu d'Isaffen dans la province de Tata,Maroc.
Je l'ai traduit en langue française "Ma mère la montagnarde" dans le but de faire connaître la poésie Amazigh moderne au lectorat francophone du site Oasis.J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur.
Amitiés
Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur Oasis








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"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui"
Manet




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La barque du soleil ( Dédié à Mohamed Oussous )

01:19, 29/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
La barque du soleil


Au coucher du soleil ; à Mohamed Oussous



Quand le soleil voyage
C'est le regard qu'il attire
Une petite barque on dirait
Qui sur l'onde navigue
Des voyages le jour sent la fatigue
Son fourretout il a déposé
Les tisons de son feu sont à terme arrivés
Eteints par l'eau des ténèbres non plus avivés
La nuit a dès lors sa lourdeur imposée
Et sa couverture ayant enfilée
En mon ciel ont poussé
Des étoiles en grappes
La lune a pénétré un nuage
Qu'elle ne quitte plus ma foi
De crainte on dirait que je ne la voies
Et que ma main ne la happe
Moi le noctiluque chevalier
Dont la journée et mûre la voilà qui vient de naître
Les aigles ont de nouveau
Au coeur ouvert les fenêtres
Et s'en vont aux puits puiser
Des gouttelettes de ramage
Me voilà la djellabah d'Ounamir(1) portant
Sautant..
Je me suis accroché au firmament
Avec les fils de l'âme
Et quand souffle le vent
En mon envol me soulevant
Moi qui suis noctiluque chevalier
Me voici un conte traversant
J'ai arraché ma boule et je l'ai accrochée
En nuitard au métier à tisser
Et j'ai aperçu l'ogresse
Qui accroche son tas de mamelles qui pendent
Si elle n'avale assez de cuite nourriture
Elle mangera crue sa progéniture
Les orphelins qui encore attendent
Leurs jours ils se mettent à tuer
Le lézard a-t-il remué
Qu'en est-il de la citrouille des générations?
Le soleil dont ils vivaient des visions
A vu son feu s'éteindre
Celui dont ils avaient coutume
Ses lumières il émettra
Les foies brûlés oindra
Et les ruisseaux caressera
Des mirettes qui somnolent se dissipera
Le sommeil et chutera
Les pas pour veiller se lèveront
Sur le point de départ ils chausseront
Leurs pieds et ils s'en iront
Les uns les autres s'ignoreront
Le pied son pas il porte
Et puis il l'emporte
Pour couper à la vie un poil
La rivière t'emportera
Et au loin te rejettera
Derrière le silence tu te cacheras
La forêt qui chantera
Point tu ne l'écouteras
La fleur point tu ne reverras
Lors son miel elle offrira
Ni les jours qui marieront
Au coeur son remède !
Le soleil apparaîtra
Comme il en a l'habitude
Tel un oiseau qui se lève
Pour essayer ses ailes
Et toi tu suinteras
La terre te boira
A peine de toi on parlera
Que la parole t'oubliera
Ainsi demeurent le lézard
Et la citrouille des générations !(2)


Farid Mohamed Zalhoud


Note du traducteur:
"Aghrrabu n tafukt"(La barque du soleil) est un poème extrait du recueil "Tagldit n tiggas"de Mohamed Oussous ,poète,écrivain,chercheur Amazigh.Je l'ai traduit en langue française dans le but de faire connaître la poésie Amazigh au lectorat francophone.J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention du poète.
Précisions:(1)Ounamir:personnage de la mythologie Amazigh.(2)La tribu "Aït iqjdr d uxsay"(la tribu des gens du lézard et de la citrouille) est une allusion aux naïfs.(Titre d'un recueil de nouvelles de l'auteur Mohamed Oussous).
Amitiés
Farid dit Amedyaz sur Oasis


Parole castrée ( dédié à Mohamed Oussous )

01:17, 29/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Parole castrée
 
 
 
Dédié à Mohamed Oussous
 
 

J'aurais aimé lire
Les vers du soleil au lever
Epeler...
Les termes qu'il se met à écrire
Lors au jour ses rayons à offrir
J'aurais aimé ouïr
L'écho de tes rigoles retentir
O vie afin d'y déceler
Ce qui s'y cache le détenir
J'aurais aimé parler
J'auraid aimé couler
Or la parole m'a envoyé
Son vocable premier
De menaçantes cornes il a déployées
Le voilà devenu escarpé mont à gravir
Je suis on ne peut plus pareil
A une mouche ligotée
Au coeur de la toile de mon mot
On dirait un pilon le mot
Qui triture le sens
En de grains fort fins
Tel un muet qui arrive à dire
Ce qu'il désire avec aisance
Comme il souhaite le dire
Pareil à l'herbe des regrets
Qui pousse en tout un chacun
La parole est paralysée
Vainement contre la malvie utilisée
Et dont le drap est tellement usé
Qu'il ne couvre nul coeur brisé
L'alphabet est castré
Qu'est-ce qu'on attend de lui après
Est-ce procréer ? !

Farid Mohamed Zalhoud

Notes du traducteur:
"Awal azuzal"(Parole castrée) est un poème extrait du recueil de poèmes Amazigh intitulé "Timqqa n Fad"( Goutte de Soif ) de Mohamed Oussous et d'Abdellah Elmannani.Je l'ai traduit en langue française dans le but de faire connaître la poésie Amazigh moderne au lectorat francophone du site Oasis des Artistes.J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur.
Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur Oasis


Destin d'une mouche ( Dédié à mon fils Yuba )

16:29, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
Destin d'une mouche




Dédié à mon fils Yuba qui saura





Dans l'immensité vertigineuse de l'Univers
Dans l'infinité des secrets et des mystères
Dur dur de dire de médire ou de maudire
Daredare la langue est avalée ne peut prédire

D'un bond imprévu hors de mon piteux destin
Je crie à perdre la tête mais je crie en vain vu
Qu'aucune âme ne vit ici où je suis un intrus
Moi qui louais l'audace la révolte et l'instinct

Au pétrin absurde voué et me sachant vulnérable
Vaincu je laisse au temps le temps sans me plaindre
D'en finir avec mes joies et mes peines où geindre
Où rire alternance monotone ô ma foi exécrable

D'amère en amère pensée j'erre perdu battu hélas
Las d'être là mon cœur épuisé et mon âme lasse
Dilemme ô délire d'un lieu où plus rien ne se passe
Destin d'une mouche j'aurais aimé que je trépasse


Farid


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Debout,je me tiens ( Dédié à Hassan Laâguir )

16:28, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Debout,je me tiens


Dédié à Hassan LAAGUIR




C'est moi qui coupe
Longitudinalement le poil
C'est moi qui insère
L'aiguille dans son chas
C'est moi l'Amzad(1)
Regardez-moi
Je courrai de pas de marche
Et lâcherai par la suite les mulets
Que ceux qui excellent en ruade
Ruent
Que ceux qui sont incapables
Braient
Je laisserai les chats verts
Buveurs de "Champagne"
Retenir en ce coin-ci
Le hennissement du cheval
Tueur de son cavalier
Sur le butin de cette contrée-ci
Jusqu'à ce que nous rêvions du réveil
Ou du moins que nous en entendions la rumeur
A travers les mots que les femmes ne pipent point
Dans un lieu où le monde n'existe point
Où je suis,où sont les mômes
Et mon royaume
Que personne ne me les attaque
Les chats
Ne sont pas à éviter
De même que les mulets
Que voici ligotés par l'eau...



Amzad: intrument de musique à corde connu chez les Touaregs

Farid Mohamed Zalhoud


Note du traducteur: Le poème "Debout,je me tiens"(BEDDGH )a été écrit en Tamazight(berbère) et extrait du recueil du poète Amazigh Hassan LAAGUIR intitulé"TALALIT"(NAISSANCE).Je l'ai traduit dans le désir de faire connaître la littérature Amazigh moderne et écrite au lectorat francophone.J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur.
Sincèrement votre
Farid Mohamed Zalhoud


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Gémissement ( Dédié à Abdellah Benzerouale )

16:27, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Gémissement



Dédié à Abdellah Benzerouale



La peau de tout un chacun
Est attendue par la civière

Même si vous montez des juments
Et des chevaux faites des montures
Morts vous serez inéluctablement
Et aux vers vous serez nourriture
Vos os seront pilés sous terre

Et passent les jours
Les jours courent
L'un après l'autre
On dirait l'éclair

Les gens se tiennent debout
Debout les gens ne tiennent pas du tout
Ils mordent ils pîquent
Ils volent




Farid Mohamed Zalhoud




Note du traducteur: "Gémissement,"Tandra",poème extrait du recueil"Afduddr n tmzla" du poète amazigh Abdellah Benzerouale et traduit en français dans le désir de faire connaître notre culture et surtout notre poésie au lectorat francophone.J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur.
Farid Mohamed Zalhoud


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La chaussure ( Dédidé à Hanane Gahmou )

16:25, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
La chaussure



Dédié à Hanane Gahmou





La chaussure poursuit son bonhomme de chemin
Elle marche
La chaussure jeûne à travers les sentiers
Qui se trouvent tout au long du voyage
La chaussure est arrivée à bonne destination
Elle retrouva l’oubli
Qui fut pour elle illico ses plaies
Elle espéra sa disparition
Elle ne désira plus que les ténèbres
Elle aurait fort aimé l’errance
La chaussure souhaitait une issue
Avant d’être à la merci du vent
Où elle serait telle la lettre de l’amant
Qui volerait et qui serait cachée par les nues
Sans jamais atteindre celle qui en est destinataire
Elle n’eut droit qu'à la fournaise de l’été



Farid Mohamed Zalhoud



Note du traduteur : Je vous fais part d'une traduction d'un premier et ultime jet du poème "Aduku"(La chaussure) écrit par la jeune poétesse amazigh Hanane Gahmou et extrait de son receuil intitulé "Tamda n izgh".J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur
Fard Mohamed Zalhoud


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Gribouillage ( Dédidé à Fayçal Imiri )

16:24, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Gribouillage



Dédié à Fayçal Imiri



Je ne fais que gribouiller
Tout en sachant que je n’écris guère
Je suis sûr que pour l’écriture
Je ne suis pas né
Pour elle
Je ne fais que me hasarder
Tentant par son biais acheminer
Un brin fort profond
De ma vie
Et de ce qui a fait de moi ce que je suis
A ceux qui écrivent
Je voudrais dire
« Veuillez me pardonner !
Si je ne fais que gribouiller
Quant à la saveur du mot
C’est de vous que je l’ai goûtée
Et me voici à mon tour
Vous offrant
Un mot de moi
Que je ne souhaite pas amer


Amedyaz




Note du traducteur:
Poème écrit en Tamazight par Fayçal Imiri et traduit par Farid Mohamed Zalhoud
Tagant,le 19/02/2O11
Dédicace à tous ceux qui écrivent en Tamazight(à l’âme de Feu Azayku,à M. Farid,à M. Oussous...




Rout vue ...Tout ouïe ( dédidé à Cyrael )

16:22, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Tout vue...tout ouïe



Dédié à Maryjo dite Cyrael



Je ne pense pas donc je suis
Je vis gaiment le temps qui fuit

Je ris fort d'eux plié en deux
Des quidams odieux et hideux

Qui des nullités font recettes
Ces caméléons à mille facettes

Meute de piteux pauvres hypocrites
Prétexte au texte aux traces écrites

Tout vue tout ouïe mie je t'écoute
Ce pur bonheur rien ne me coûte

A tes côtés que dame Nature
Est belle et nette vers sans rature !

Tout près de toi ma chère douce muse
Voire le sérieux le triste s'amuse

Des ombres passent et je médite
Contemplant ta chevelure
D'amour je ressens la brûlure
Heureux destin que je mérite


Farid


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Le rodomont ( Dédié à moi-même )

16:21, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Le rodomont





Dédié à moi-même




Sans en être vraiment un puisque je ne peux le dédier à quelqu'un
De crainte que l'offrande ne soit méprise et prise pour don à piéger
Un rodomont moi? Jamais de fanfaron ne suis ni faux brave coquin
A l'eau de rose je mets mes mots pour un untel quidam à ménager

Eh bien elles le sont je le jure sur la tombe de ma mère je ne puis
Ces vérités au nombre de quatre sachez-le les nier ô irrespirables
Même si c'est de la veine à la veine immolé égorgé sacrifié je suis
D'une faux rouillée par mes semblables dissemblables exécrables

Seul être être seul esseulé témoin t'es moins beau et ceux laids
Qu'eux qui seuls êtres et sans n'être point pointés du doigt l'est
Leur boule maboule de meurtrier à l'allure d'ange ou vert hêtre
Le rodomont qui est-il si ce n'est toi avant même que de naître

Cet échange de répliques accusatrices entre l'être et le paraître
Vaine tentative de résoudre le dilemme de la vie qui est une farce
Vaine tentative de résoudre le dilemme de la vie qui est une garce
Cette étrange relique: le poème en demeure l'unique mot piètre



Farid













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Ces martyrisantes interrogations de toujours ( Dédié à Mouloudi )

16:20, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Ces martyrisantes interrogations de toujours


à Mouloudi




Pourquoi vit-on ?
Dit-on
Le sait-on ?
Pourquoi meurt-on ?
Cogitons,mettons ! !
Que c'est absurde ! Admettons
Même que c'est sensé !
Car sans ces
Interrogations ??? Ces esses hissés
L'homme vaudrait le mouton
Mieux vaudrait ne pas se les poser
Et de ce pas affronter le trépas oser

D'où vient-on ?
Où va-t-on ?
Que deviendra-t-on ?
Ici-bas que fait-on ?
De l'au-de-là que sait-on ?
"Dieu a Créé l'homme",croient certains
"L'homme a créé Dieu",prétendent d'autres
Et la foule de croyants d'athées d'apôtres
Se trémousse incertaine ou repousse confuse le destin

Du Néant à la vie éphémère de joies de peines au Néant
Sur l'ignorance la peur le savoir règne un vide béant



Farid
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Relevé de compte ( dédié à Mostafa Houmir et Braïmstein Bahouche )

16:16, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Relevé de compte





Dédié à Mostafa Houmir et à Braïmstein Bahouche




Vos bouches à nourrir
Sont suffisamment nourries
Et avant de mourir
A regret tristes et pourris
Pensez mes frères
Pensez mes potes
Que l'avenir est l'enfer
Qu'amère s'avère la solitude
Cette garce ingrate et despote
Après l'envol de vos bambins
Chers chérubins
Il vous faudrait
Et mieux vaudrait
Pour votre nid
Sans félonie
Une béatitude
Une quiétude
Deux chérubines
Deux concubines
Vos touches de maîtres
Sont à admettre
Abnégation et sacrifices
L'aède admire vos édifices
Je vous vois bien avec deux femmes
De tout leurs corps de toutes leurs âmes
Choyés d'amour
Noyés d'humour
Avec deux dames
Qu'aucun quidam
Ne pourrait voir voire en ses songes
La vie sans femmes est un mensonge
Ceci sachez en fin de compte
N'est qu'un ultime relevé de compte



Farid







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La cendre m'a parlé;j'ai parlé à la cendre ( Dédidé à Abdellah Elmennani )

16:13, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
La cendre m'a parlé ; j'ai parlé à la cendre





Dédié à Abdellah Elmennani




Il y a anguille sous roche
Comme il y a braise sous cendre
Amène-toi mon pote approche
Sans prétendre ni condescendre
Toi le pendentif de la broche
Expéditif pense à te rendre
Je ne te dis pas mon sacré mioche
Que tu es trop vieux pour apprendre
Que le diable te chipe la brioche
Toi qui es dupe et bon à te pendre

Que c'est aisé de te dépeindre
Ta froidure d'augure farouche
Ton air maussade n'est guère à craindre
De grabataire de mégère louche
Tu passes tes jours amers à geindre
Je suis le gai geai dont la bouche
Te rend jalouse dure à atteindre
Creuse misère l'éternelle couche

Ami poète âme soeur à ceindre
Avec la mienne rare noble souche


Farid


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CRI ( Dédidé à Abdellah Elmennani )

16:12, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
CRI




Dédié à Abdellah Elmennani





C’est sur ta main que s’allonge le mot
Dont font éloge d’autres mots
Les flambeaux à sens cernent le mot

Sois séisme pour moi
Et chaleur s’éteignant quand je n’ai plus à piper mot
Allume ton doigt et oins-le de tonnerre
Afin que j’en orne les marches de la réalité
Afin que je rampe sur tes opinions
Jusqu’à ce que je périsse aux sommets de la parole

C’est sur ta main
Que les pierres ouïent l’oreille
Et les vers à laver
Et l’écho qui s’accouple avec le vent

Hé Hammou..Hé Hammou
Te volià vêtu de la plume de naissance
Et d’un cheveu de Tanirt

Tes mirettes éparpillent le sel
La langue enfante les fleurs de la parole
Qui sont à la beauté l’ombre
Et à d’autres la peur

Tu as parlé..encore parlé
Tu répètes la parole
Jusqu’à ce qu’elle soit jougs que hait la liberté
La langue pend jusqu’aux orteils
Auréolée de rayons
Et de l’écho qui s’accouple avec le vent

Hé Hammou..Hé Hammou
Nous avons perdu les clés dans l’obscurité
Les ténèbres ont fermé la porte
Le sommeil erre et mord dans les marches de l’escalier
Les pas deviennent d’amères interrogations
A qui ressemblons-nous ô témoin de la parole
Est-ce à " Celui qui a trouvé un clou de sabot
Et qui de nouveau l’a perdu"
Ou à " Celui qui a détruit ses frères
Et qui a construit des tribus"
Ton regard devient l’orage
Qui glane les jours épars

Sur ta main
Non
Nous ne sommes pas mêlés aux dénouements
Afin de nous rappeler que tu es perdu
Non
On ne nous a pas enseigné à être des neveux
Pour que nous reverdissions en sautant à l’arbre

Le sable est mélangé à notre neige
La blancheur a pris pour refuge les yeux
L’identité est un aigle perdu dans les cieux
Tu dis que lorsqu’il atterrira
Il sèmera la terreur
Nous attendons
Nous guettons
Nous sentons
Le voilà..Le voici..Non le voilà
Il accompagne les nuages
Et l’écho qui s’accouple avec le vent

Hé Hammou..Hé Hammou
Nous envoyons des offrandes
Dans de merveilleux contes
Et parmi le ramage des oiseaux
La bêche dépose des gorgées de larmes
Elle est née ..Elle creuse..Elle arrache

Sur sept galets
Te verra untel
Si jamais le rire hante encore ta bouche
Que me dirais-tu si j’écoulais l’avenir
Pour vivre au jour le jour
Où sont les rochers
Pour qu’ils te cachent à mon regard

C’est mon sang
Qui se blottit à tes côtés
Il paie des osselets
La naissance a-t-elle abandonné les signes
Ceux de l’écho qui s’accouple au vent

Hé Hammou..Hé Hammou
Pousse le cri
Même s’il frappe à la porte du cimetière
Nous te sommes la lettre
Va-t-on nous t’enseigner à l’école
Va-t-on donner valeur à ce que tu dis

« Si tu étais ô mort un être humain
On saurait ménager les propos »
Lui ai-je dit
Je lui ai dit :
« Même si tu es ténèbres ô mort
Tu ne tarderas pas à nous montrer le matin
Si tu étais mains ô mort
Tu n’atteindrais pas nos mots
Même si tu avais emporté Hammou Outaleb
Chacun de nous peut parler
En hélant parmi l’écho qui s’accouple au vent :

Hé Hammou..Hé Hammou
Il faut bien que la conscience
Couve les oeufs de la réalité
Que le sang coule
Dans les veines de la parole
Qu’enfantent l’écho et le vent
Hé Hammou..Hé hammou




Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur Oasis



Notes du traducteur:
Poème d’Abdellah Elmennani intitulé : « Taghuyyit »,composé le 01/01/2004 ;extrait de son receuil : « Uraw n UmTTa » traduit par
Farid Mohamed Zalhoud


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La reine de mon coeur ( dédié à Abdeslam Boumisser )

16:11, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
La reine de mon coeur



Dédié à Abdeslam Boumisser




Je t'ai érigé en mon coeur
Une cité ma mie qui t'abriterait
Où tu serais toute d'or entourée
Cernée de rivières de senteurs

Je t'ai tissé ma mie de fleurs
Un habit que tu porterais
Afin que jamais tu ne te plaignes
A moi et que le froid point ne t'atteigne

Les mouflons et les gazelles
Lors fatiguée te transporteraient
Les pigeons et les aigles
Eux et moi au firmament planerions
Ton étoile tant désirée nous te rapporterions
Ta fibule tu en ferais

O toi lune sache que c'est ta maîtresse
Qui passe ne déverse donc nulle perle de détresse
Ton aura en évanescence
N'aura plus d'existence

Ta chevelure ma mie est pareille à la nuit obscure
Me voici fais d'elle pour moi une couverture
Afin qu'en ma rêverie
Je sois une prairie fleurie
Si tu posais sur moi ta main un printemps je serais
Et la terre entière j'embellirais
Sinon le temps voyageur je deviendrais
En ton monde de féerie
Mes jours en ma paume je les mettrais
En signe d'amour pour toi ma mie
Voyageur j'irais errer
Des pieds les sentes je foulerais
Et je te rapporterais
Un coeur qui serait
La source de la vie




Farid Mohamed Zalhoud



Note du traducteur:
Ce poème :"La reine de mon coeur"(Tagllidt n wul inw ) est un poème extrait du recueil du jeune poète et chercheur Amazigh Abdeslam Boumisser intitulé:"TADFI N WATTAN" que j'ai traduit en langue française dans le but de faire connaître la littérature Amazigh moderne au lectorat francophone.J'espère avoir été fidèle à l'âme du poème et à l'intention de l'auteur.
Merci
Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur Oasis


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La vie ( dédié à Lahcen Aït Abaïd )

16:09, 21/10/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
La vie



Dédié à Lahcen Aït Abaïd




Vis
Vis
Vis
Point ne sois pendu
Apostrophe
Apostrophe
Au cas où rien tu ne retrouverais
La question t'aurait répondu
Évite la chute
Ne t'affaisse point
Habille-toi pareil au destin
Si une partie de toi-même tu atteins
Dis-toi bien
Je vis bien
Renverse
Chose établie percute
Assène les coups aux bas côtés
Auxquels les attaches sont fixées
Auxquelles nous nous sommes adossés
Mes-les de côté
La vie nous souhaitons la labourer
Comme bon nous semblerait



Farid Mohamed Zalhoud
Tafraout
Le 21/10/2011


Notes du traducteur:
J'ai traduit le poème intitulé:"TUDRT"(La vie) extrait du recueil "IRIGGW N TGURI" du poète Amazigh Lahcen Aït Abaïd dans le but de faire connaîte la poésie Amazigh au lectorat francophone.J'espère avoir été fidèle à l'âme du texte et à l'intention de l'auteur.
Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur Oasis




Signes d'histoire primaire ( dédié à Hassan Omari Amanzouy )

02:24, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Signes d'Histoire primaire ( dédié à Hassan Omari dit Amanzouy)


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"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui"
Manet




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Miroir ( à Khadija Ikan )

02:23, 24/09/2011 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Miroir


Dédié à Khadija Ikan


Je me suis mirée
Dans de l'eau de niege glacée
La neige fond
L'eau coule
Mon visage bouge
Et ses expressions se sont éparpillées
C'était moi-même qui me miroitais
Dans ce miroir-là cassé
Moi qui avais ces expressions-là
Emiettées sur l'eau
C'est moi me mettant à les ranger
Qui m'y retrouve
Moi qui ne suis jamais arrivée
Mais qui suis à tout jamais partante
Moi qui ne suis jamais arrivée
Je suis toujours quelque part allée
Je suis n'importe où tu veux
Je ne suis nulle part



Farid Mohamed Zalhoud


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"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui"
Manet




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Pourquoi donc ? ( dédié à Rachid Jadal )

02:22, 24/09/2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Pourquoi donc...?




Dédié à Rachid Jadal





Vous tombez
Vous vous relevez
Comme chacun de nous

Vous tombez
Vous vous relevez
Après être tombées
Après s'être relevées
Vous voilà qui vous cachez

Pourquoi donc...
Vous vous cachez jeunes juments ?

Le cavalier vous essaie
Tantôt il monte
Tantôt il perce
Tantôt il descend
Tantôt il vous fait tourner

Pourquoi donc...
Pourquoi donc vous piaffez jeunes juments ?

Le vent vous soulève
Vers le ciel comme des oiseaux
Le vent vous emporte
Jusqu'à ce que vous puiez
Le chasseur vous guette
Muni de sa fronde
S'il ne goûte pas
A la saveur du foie
Il ne s'en ira pas

Pourquoi donc...
Vous vous envolez pigeonnes ?




Poème amazigh extrait du recueil :" Lalla Tafukt" de Rachid Jadal
Poème traduit par Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz sur Oasis





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Manet




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Et dire que nous ne fumes même pas( une strophe à Mostafa )

02:21, 24/09/2011 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Et dire que nous ne fûmes même pas

une strophe à Mostafa


Riez braves gens riez et de plus belle vous dis-je
La vie est si brève amis vivez-la jusqu'au vertige
De tout ce qui vous fait rire mais itou fait pleurer
De tout ce qui vous a plu et ce qui vous a leurrés

Farid




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