Amedyaz_amazigh

Aimez ses airs ! ( dédié à l'âme d'Aimé Césaire )

18:52, 2/07/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Aimez ses airs!



à l'âme d'Aimé Césaire



Aimez ses airs
Vous qui toute oreille écoutez
Aimé Césaire
Lui que votre amour a envoûté

Aimez ses ires
Vous qui révoltés souhaitez
Aimez saisir
En lui l'enfant que vous avez été

Aimez ses arts
Vous qui férus des mots doux entendez
Aimez ses harts
Lui qui noue les maux que vous pendez

Aimez ses ors
Vous qui orpailleurs en son coeur fouillez
Aimé trésor
Lui qui pour le meilleur sort s'est agenouillé

Aimez ses heurts
Vous qui des leurres et de démesure végétez dans l'usure
Aimé sauveur
Lui qui par bonheur sur honneur sème vers de rêve à l'azur



Farid


Du Néant au Néant: fragments de circonstances ( dédié à Gribou )

15:22, 29/06/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Du Néant au Néant: fragments de circonstances



Dédié à Gribou





...
Le Néant: raison d'être de l'ignorance;
vaine tentative de la connaissance.
...

...
La naissance: événement fâcheux pour l'homme des carvernes;
fait joyeux fêté par l'homme moderne.
...

...
La vie: éternité impartie au mécréant;
tranche de fatalité au croyant.
...

...
La mort: pour le crédule, une autre forme de l'existence;
pour le détrompé, une fin heureuse de la souffrance.
...

...
Le temps: des trous percés dans les haillons d'un ascète;
mécanique de gestion d'une marionnette.
...

L'espace: objet indifférent aux projections d'un mystificateur;
fief de tous les combats menés par un imprécateur.
...

...
Le savoir: fardeau pour l'altruiste;
fortune pour l'égoïste.
...

...
La sagesse: joie béate et muette d'un revenant de tout;
de l'eau de mer pour un assoiffé de tout.
...

...
Le Néant: toi et moi sur la voie de n'être plus hommes;
moi, seul avec ma voix de fantôme.
...



farid




Azarug ( Tarezzift i ultma Tanirt )

16:14, 27/06/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Azarug



Tarezzift i ultma Tanirt




Askerf idus mladd is ufigh afessay
Ur akkw idrus w akud ad nder gh tisiwagh
Iziker d uzzal tassat d ida n ugellay
Ur rad ten bdergh anaw inw ur ar akkw ittagh

Iffugh unneli timudan iferk ar immal
Timitar iw ul igan agacur ikerf
Izzelf irfufen gh tassast hat is akkw ikenf
Iderf unneli tiddet ad ran ul ur att iffal

Ahh inu gigh amagus tayyiti n ussan
Urin ur rin ad lkemgh tumert ar allagh
Urrighd is nega amasus gh tudert nw allagh
D ubexxu isbitticen izzucel ihruren fessan

Mami nnigh ahh ur nzelm ma felli yallan
Is ur yuf ifessi ugigh ma felli yallan
Azarug abrid neduft awettas lkemgh
Aman igh ten bbigh ibbi w ul inw is rkemgh



Farid Mohamed Zalhoud


Haïkus de Tagrammoute ( Dédiés à Ali Iken )

17:25, 26/06/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Haïkus de Tagrammoute



Dédiés à Ali Iken


Tercets en sept-sept-cinq jougs
Versets profanes je déjoue
Fer au feu des forges

Gercée jachère que je sème
Bercée de mes doux poèmes
Terre sacrée de pain d'orge

Tagrammoute mon oued tari
Si je péris perds pari
O gorge de rouge-gorge

les miens de leurs biens n'ont rien
Aérien vaurien sans lien
Saurien devient Georges

Libre comme le vent je pars
Feuille et plume ma sacrée part
Babioles héritées

Vers des contrées lointaines
Ma monture langue incertaine
Y trouve paix méritée

Une larme sur le granite
Un baton de troglodyte
L'enfer j'ai quitté



Farid




Mon zyziphe et ma zéolite ( Dédié à l'âme de Mahmoud Darwich )

14:57, 16/06/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Mon zyziphe et ma zéolite



Dédié à l'âme de Mahmoud Darwich



Le poète ne meurt
Le poème demeure
Rendez-lui ses larmes
Son verbe qui charme
Sa Palestine terre sacrée douillet berceau
Qu'on piétine atterre à taire prend d'assaut
A l'enfant qui chante l'Intifadah de la pierre
Et pour la paix des braves déclame la prière
Mon zyziphe et ma zéolite
Mon histoire de troglodyte
Notre errance
Notre espérance
Notre enfance
Que vos rires moqueurs et vos airs vaniteux
Que vos roues de paons et vos tons de loups
Que vos longs nez et vos sous pâles et piteux
Que vos dés cons et vos bons vains atouts
Aillent au diable et boivent la mer
Se taillent illico et pipent mot amer
O mère qu'il a pleurée!
De ses perles sages messages de mésange à l'ange
Mirages outrages et ramages à l'engeance étrange
O mère qu'il a élue!
Ma tante tendre colombe
L'ailée douceur blessée
Qui meurtrie du firmament tombe
Que lui l'olivier le verbe et moi
N'avons jamais délaissée
Et qui nous a noyés de bonté choyés d'émoi
Face à une race inouîe de rapaces déchus
Nous avons hissé l'entente et l'amour
Nous avons brandi l'étendard de l'Humanité
Du golfe Percique à l'Atlantique
De l'Arctique au Pacifique
Nous avons su aimer estimer nos semblables
Comme nous adorons le zyziphe et la zéolite
Le pain et le café de nos mères
L'arganier et la montagne fière
Nous disons les peines la joie la résistance l'humour
Nous disons nos vers rimés et libres assagis d'humilité
Nos vocables irrévocables
Nos rêves
Nous n'habitons plus que le poème notre nouvelle patrie
Nous n'hésitons plus à pleurer nos âmes meurtries pétries
Rendez-lui ses larmes
Rendez-moi mon arme
Et quittez ma mémoire


Farid






Mon Hélicon son Hippocrène ( Dédié à Johanne dite Ellefenix )

14:55, 16/06/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Mon Hélicon son Hippocrène




Dédié à Johanne dite Ellefenix




Sans Pégase ni un quelconque mythe
Voire sans muse aucune
Jaillit de mon coeur la fontaine de jouvence
Et j'avance
Elan noble et baton de parole sage et sans rancune
Vers son coeur emporté en un flot limpide sans limite
Mon Hélicon son Hippocrène


Mon Hélicon son Hippocrène
Gîte non d'Olympe pourtant de rites de rêves
Qu'aucun coquin à ma copine coquine si belle
N'a d'ailes pour s'envoler vers elle
Danse sans ruse est l'âme te dis-je ni de trève
La cadence
Qui fait de toi d'émoi douce soie et de moi de toi fol amant




Farid


Le grillon m'a vu ( dédié à Candide )

14:52, 16/06/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Le grillon m'a vu


Dédié à Candide


Il est des morts plus vivants que les vivants
Semble me dire le grillon qui stridemment crie
Quand seul comme d'habitude à minuit je prie
Sur la tombe de ma mère moi fils survivant

C'est vrai lui dis-je insecte noir comme la nuit
Ne vois-tu pas le millénaire vert arganier
Et les naïfs dormeurs sous l'oeil de l'anier
Que bibi fuis puis ton sage adage loue prise suis

Projettes-tu tes maux sur le silence
Toi le poète de race rare de grâce va-t-en!
Tu connais bien de ton coeur ô combattant
La fatuité des mots que tu lui lances

Néant n'ayant de peur de lui mon cher poète
Tu survivras bien à ce mal aie foi je te répète
Il est des morts plus vivants que les vivants
Sur la tombe de ta mère toi unique survivant


Farid



Dilemme ( Dédié à Allal )

20:44, 27/05/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Dilemme


Dédié à Allal en écho à son "Attente"



...
Au début fut l'étonnement
Par la suite,le noeud fit le questionnement
Enfin,vint l'impasse
L'un passe
L'autre passe
Mais demeure le dilemme

...
L'amour naquit
La haine fut sa puînée
Et la benjamine la mort
L'un survit
L'autre périt
Mais reste le dilemme

...
Le comment et le pourquoi
Esse et clou mâchés
Indigestes et narquois
Impossibles à relâcher

...
Fâcheuses retrouvailles inouïe peine qui tenaille
De la cendre attisé-je vaille que vaille
Désiré-je un bon feu de fougères et de thym
De mon coeur de glace qui de grâce s'est éteint

...
!!!
???

Farid

Damons-lui le pion ! (Dédié à Candide )

20:50, 20/05/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Damons-lui le pion !



Dédié à Candide



Imagine avoir ouï trois coups légers sur ta porte
Et ta voix douce rassurée qui devine la personne
Qui arrive de loin et qui sa nuit blanche t'apporte
Claire calme câline et de poésie gaie elle frissone

Je te vois ma foi fleurir jeune et jaunâtre nopal
Vivrai-je de mes manèges un mois de canicule
Goûterai-je encore à la figue que défend l'épine
Succulent fruit au nom barbare que je n'articule
Sans me sentir bizarre aux yeux des visages pâles
Sans consentir à la solitude plier la coriace échine

Que l'échiquier cases et dés ne te fasse pas trop peur
Pour sûr ta présence est l'aisance voire toute essence
Suffisance des sens décence en nos tasses de torpeur
Evanescence est ta peine notre joie pleine renaissance

Là où pond à mes pieds le céraste son venin futur
Couvée d'oeufs dont je n'ose le nid soyeux défaire
Car le serpent est voisin et le mulot l'est de même
Ce ne sont que les hommes qui restent à parfaire
Le cérastel le mulot et le poète s'aiment de nature
Le serpent prise le rat l'aède frise la folie du poème



Farid



L'agonie de l'arganier de Mostafa Houmir pour zalhoud

12:42, 19/05/2009 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
 
 
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  Mardi 19 Mai 2009  

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Espace poésie : L'agonie de l'arganier

(Dédié à mon frère le poète
amazigh Farid Zalhoud)


Chaque soir que crée la vie
Avant qu'il ne fasse complètement nuit
Quand le soleil, épuisé
Prend congé, un peu pressé
D'aller se délasser
De l'autre côté de la galaxie
Seul en compagnie de ma mélancolie
Je sors me dégourdir les jambes
Purifier mon esprit
?gayer mon cœur
Laver mon âme
Des immondices des hommes
Lors de ma randonnée vespérale
Je promène ma solitude dans les futaies
Je visite la forêt enchantée
Dans la rivière sacrée
Je fais mes ablutions du soir
Purification, catharsis obligatoires
Je dénis les éléments de la vie
L'esprit serein, l'âme en paix
Le cœur quiet, le corps léger
En parfaite symbiose avec le ciel et la terre
Pèlerin, j'escalade la montagne fière
Je rends visite à mon ami l'arganier
Un arganier solitaire
Un vieil arbre millénaire
Aux origines mystérieuses
Moi, je sais
C'est un extraterrestre
Il me l'a dit!
Mais toute vérité n'est pas bonne à dire
Qui croirait ses dires?
Cela n'est pas notre affaire!
Notre amitié m'honore
Il est toute tendresse
Il est toute sagesse
Il connaît tous les maux des êtres
Toutes les douleurs de la terre
Chaque fois que je vais le voir
Je le prie de me raconter des histoires
En dépit de sa peine
Prenant appui sur sa canne
Il conte
Je m'adosse à son tronc
Et je bois ses mots sagement
Comme un enfant!
Il me conte l'histoire de mes grands-pères
Il me révèle les secrets et les mystères
Qui n'existent dans aucun dictionnaire
Il me raconte des histoires extraordinaires
Parfois moroses ou sanguinaires
Parfois nostalgiques ou légendaires
Il me parle de la paix et de la guerre
De la haine et de l'amour
Des hommes!
Depuis la nuit des temps
Mon ami l'arganier est vivant
Il a vu des choses horribles
Des atrocités indescriptibles
Il a tellement souffert
Et il demeure!
Il demeure bon et généreux
Clément et miséricordieux
Comme cette terre bénie où il est enraciné
Cette terre nourricière qui l'a allaité
Mais il lui arrive de pleurer
Il pleure souvent ces derniers temps
Je lui exprime ma compassion
En lui caressant le tronc
Tendrement!
Je vois ses branches épineuses trembler d'émoi
Je vois ses fleurs assoiffées mourir d'effroi
Je vois ses fruits sacrés perdre la foi
Il devient nu et osseux
Brûlé et cramoisi
Il est malade
Dans un état critique
Un état comateux!
A cause de la folie des hommes
Ils le coupent, ils le déchirent
Ils l'égorgent, ils l'étranglent
Ils le brisent, ils le mutilent
Ils le déracinent, ils le brûlent
Ils l'éventrent, ils l'écartèlent
Il souffre et saigne en silence
Son sang n'a pas d'odeur
Son sang n'a pas de couleur
Mais il résiste, il lutte
Il milite, la tête haute!
Seule la pluie peut le réanimer
Lui rendre ses branches fleuries
Lui rendre ses fruits sacrés
Lui rendre son sourire vert
Lui rendre la vie
Mais elle tarde à venir
Et mon arganier se meurt!
Que puis-je faire?

Mostafa Houmir
Agadir, le 3 Mai 2009
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Je voterai baudet ( dédié à Mostafa )

17:15, 10/05/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Je voterai baudet


Dédié à Mostafa



Gueulez il est grand temps meneurs de foules
Pipez gais mots taisez mes maux sans cagoules
Troqueurs de dignité de sueur d'eau d'air de terre
Croqueurs de cioyenneté aux branchés fort "in" microphones
Cacophones béats polyphones et hydres monotones aphones
Ex-ministres sinitres constipés bègues vieillots grabataires
Pétez cons pétants incompétants plus haut que vos culs
Cons coureurs sous le Fez derrière cons sous zéro à dromadaires
Voleurs de voix brouilleurs de voie aux poules et coqs cocus
Avalez bouchées de terrains vagues dagues flore et faune
Politicards ogres menteurs mythomanes têtes maboules
Lèse-élections sapent poches
Les élections s'approchent
Mon oeil!
Mon deuil!
Inventez pièges enfantez sièges enfoncez liège
Arpentez plaines seprentez vaux primpez cimes à niege
Trémoussez-vous dandinez mains poropres dans vos manèges
Râclez vos gosiers de canailles avides picorez grains de sésame
Bouffez ces âmes
Les portes seront ouvertes les voix offertes des sieurs et dames
Des pressées dents dés partis polies tiques
Des présidents des partis politiques
Dés mangeurs de crues cervelles
Tourneurs de rouillées manivelles
Criez
Créez dés mêlés tant
Des militants
Nos veaux
Nouveaux
Changez de cliques
Changez de claques comme de chemises
Allez de la lampe au livre
Du pigeon au chameau
De l'orloge au rameau
Comme vous allez du coq à l'âne
Faites cirez les lacets
Faites huiler les paumes
Faites glisser notre fric sous la table
Faites la fête à la télé
Fête de la bête attelée
Sûr dés putes eh! vous rien serez
Sûr députés vous réussirez
N'oubliez pas d'honorer le baudet
Beaux dés dos bas badauds bât au dos
Le pauvre porc voire avec son H1N1
Le Hash et les nains
Le kiwi et le kangourou
Le paon à la jolie roue
Le caftan la patate
Eh Grosses patates
Embarquez tout le monde dans l'arche
Pour bonne gouvernance grande marche
Volontiers je me plais et me plie
Au charme de l'assortie panoplie
Que c'est tentant votre panier à salade
Blatérer
Piaffer
Zagouiller
Caracoler
Humer la rose
Tenir la balance
Avoir la chance
Enthousiaste con vaincu
Je voterai baudet

Farid



Poètes en herbe

21:26, 8/05/2009 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Poètes en herbe


Aux Oasiennes et Oasiens


NB:Les quatrains rédigés, corrigés et affinés qui vous sont destinés sont des productions de montages poétiques de mes élèves collégiens de Tafraout(1°ACC.3/ 1°ACC.4/1°ACC.5)



La petite fourmi s'en va au bain
Avec un sac et un seau à la main
Mais retrouve le bain trop plein
Appuyant sur le menton elle s'éteint

Notre Toutou porte une culotte
Et met la patte dans la cocotte
Une souris élégante et coquette
Arrive et le chien lui coupe la tête

Nous vous parlons de notre chien
Qui ne mange rien vous le savez bien
Il n'aboie point car de plastique
Est fait ;il n'a ni poils ni tiques

Je suis allé au mariage
De la fourmi et du sanglier
De rire en deux me suis plié
Ce n'est pas vrai c'est du mirage

Notre belle mais pas vache vache
Mange herbe verte donne lait blanc
Elle est noire marron pelage étincelant
Gentille généreuse sage sans relâche


Posté par Farid Mohamed Zalhoud dit Amedyaz

L'aveugle ( dédié à mes frères Rinas et Awaliw )

21:51, 5/05/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
L'aveugle



A mes frères Rinas et Awaliw


Veille à l'économie de l'eau
Pour d'éventuelles soifs
Les cimes sont lointaines
Il n'y a point de repos
Avant d'atteindre les sommets
Avec ce peu d'amour dans les coeurs
Souviens-toi de la chasse dans les bois
Souviens-toi de ta demeure de troglodyte
Lors tu n'as même pas entamé de seuil
Lors tu n'as pas encore extrait de l'huile de l'arganier
Tu n'as fait que domestiquer le chien
Tu n'as fait qu'approvoiser le cheval
Peu après tu as découvert la céréale
Tu as tout à trac attelé pour le labour
Puis tu as maté le fer
Et tu as entamé ton négoce
Or n'oublie pas
Que le chant fut né doyen
Le chant de la peur
Le chant des ténèbres
Jusqu'à l'aurore
Voici la lumière
Voici le soleil
Mais l'un le cache pour l'autre
Croyant
Voyant quand il voit
Or il n'est qu'un aveugle
Celui qui d'armes s'arme
Pour qui'il n'y ait ni fève
Ni feuille


Farid


PS: Je remercie Honore et Crisrcohe qui m'ont applaudi même s'ils n'ont rien compris de la version amazigh de mon poème" Aderghal" et qui m'ont incité à le traduire en français pour un large lectorat même si la traduction est faite à la hâte!

Poète inaperçu ( Dédié à Tourterelle )

21:49, 5/05/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Poète inaperçu


D&dié à Tourterelle



Il n'a hérité que d'un rocher granitique paisible et rose
Tout rose comme son rêve rose et il s'étend là-dessus
Ne songe point à le céder mais en faire l'unique cause
Impassible à autrui qui ose s'impose sans cesse s'affaire
Au sein de cet enfer morose dont il ne fait pas son affaire
Des ancêtres clairvoyants vaillants l'ayant droit à l'insu
Du monde qui grouille se trémousse tout autour retient
Le baton sacré de la parole seul son secret bien détient
Taciturne il contemple la pierre telle Herode qui s'érode
Assis l'urne à la main il glane en prière ses émeraudes
Pour faire un fin rosaire à sa maîtresse dame solitude
Le barde inaperçu a aperçu certitude perçu béatitude


Farid


Tamazight ( i Timazighin d Imazighen )

15:03, 3/05/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Tamazight

I Timazighin d Imazighen



Tassentut a tamazight kemmin awettas
Azul imriri d uzur ul att ittinin
Azul tuja d unagar afal ar tillas
Akal adrar igenna argan n taganin

Tamagit iswa uzun ardad is bbin
Tamadirt tneffl iziker atten iwalan
Yusid uârab tasertit mas is iyi neqqan
Macc addad llif ikkat ur as akkw llin

Iziker iziker nek anu nw ur lkemn aman
Ikiker ikiker imendi nek ur ak iqqen laz
Jjawengh taghruct ur nezigh ur felgh igherman
Sawelgh d igdad afgan is agh issagh angaz

Imal ay iman inw gat fellagh inagan
Igh afudegh aytma gat fellagh ifergan
Igh ka ssdergh ixef inu fesigh askerf isemgan
Aswir n iqburen agh lligh ur neri gigan

Zalhoud


Aderghal ( i aytma Rinas d Awaliw )

21:43, 30/04/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Aderghal



I aytma Rinas d Awaliw


Awd iw aman
Fagh irafan
Yaggug usfalu
D ur illi usenfu
Gh ddu usawen
D tayri gh ulawen
Ktid igh tegwmert gh tagant
Ktid igh tezdeght gh ifri
Urta tessentit imriri
Urta tezmit ddant n taddagt n targant
Iska tesdukkelt aydi
Iska tssgurdt ayyis
Imikk s tufit aqqa tferkt iw amud
Tasit tayuga s tayerza
S tufit uzzal
S tufit timsaghin
Macc ad ur tettut
Izd urar add izwaren
Urar n tawda
Urar gh tillas
Ar tifawt
Ha tifawt
Ha tafukt
Macc intel tt yan iyan
Ighal
Yan isfawen is isfaw
Netta iga nit aderghal
Yan yusin aqqeryan
Ur iri ad yili ubaw
D ufraw



Farid Mohamed Zalhoud

Que tu vrombisses ô abeille ! ( dédié à Tourterelle )

21:41, 30/04/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Que tu vrombisses ô abeille !



Dédié à Tourterelle


Que tu vrombisses butine ô généreuse abeille
Et glane parmi les fleurs en nectar ta corbeille
Que tu mastiques en magiques alvéoles de miel
Des mandébules jaillit le rayon doré don du Ciel

Quoique quand quiconque qui t'énerve du dard
Tu le piques et comme de regret meurs dardare
Fragile gracile insecte qui à l'homme fait d'argile
Offres riches ruches aux cruches du voleur agile

Voleuse battant de l'aile qui au voleur à la fumée et à la cagoule
Donneuse de leçons de sagesse à la bassesse de la tête maboule
A l'infime infâme cervelle têtue qu'abrite le crâne sot et béant
Les ans passent faisant plus de vieux que de sages bienséants


Farid Mohamed Zalhoud



Des zombies que hais bibi ( dédié à Tourterelle )

22:15, 17/04/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Des zombies que hais bibi


Dédidé à Tourterelle



Les ténèbres ombres obscures effrayantes descendent
Les terres sombres fort peureuses soumises tremblent
L'aède aux rêves sans nombre ses songes il rassemble
Allume sa cité atteinte de cécité et sa peine transcende

Ne voilà-t-il pas une meute de zombies pâles qui s'amène
Armée sbire des sorcières mégères édentées qui promène
Dans les ruelles du village leurs armes légères affûtées
Que d'un vocable irrévocable renovie paître l'aède fûté

Mes petits dorment à poings fermés dans leur nid douillet
Mes chèvres ruminent un chien aboie mon chat ronronne
Et je guette à la meurtrière vif sur mes gardes agenouillé
Mes vers en guise de balles mon poème en guise de trône

Me cacherai-je
Derrière deux poubelles
Pour dégueuler mon Afrique
Pour esseuler mon affre hic
Moi qui suis de peau lisse
D'ébène ô peau belle ?
Me tairai-je
O police
Me terrai-je?
Non.


Zalhoud

Moi,l'aigle ( dédié à Tunaruz,Igider et Tourterelle )

22:52, 5/04/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Moi, l'aigle



Dédié à Tunaruz, Igider et Tourterelle






Je ne suis pas un homme
Mais juste un petit môme
A deux révolutions et des poussières
Sans taille ni style libre de manières
Mesdames messieurs
Je vous interdis de me gronder
Moi l'éhonté le fûté dévergondé
Moi l'enfant espiègle
Moi l'aigre moi l'aigle
Qui de mes cieux
Là-haut où Sirius se mire
En ma ligne de mire
Guette la maligne ombre
Ma fleur rouge et sombre
Le coeur d'un lièvre
Quoi de proie plus mièvre
Ah! dites-vous
Mesdames et messieurs
Mes vicieuses et vicieux
Je vous avoue
Et vous le voue
Mot frais sous mes serres
De prédateur fort expert
Mot frais de survie
D'espoir sans envie
Mot frais que je partage
De passage avec les sages


Farid


Que jeunesse se passe ( dédié à Tourterelle )

21:49, 7/03/2009 .. Posté dans Mes poèmes .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Que jeunesse se passe!


Dédié à Tourterelle


-Je ne suis rien
Que le glas sonne !
Je ne suis personne
Personne ne m'est
Personne ne me suit
Je le sais bien
Si tu m'aimais...?
Tu gagnerais une belle demeure dans mon coeur
Je t'offrirais une bonne amitié qui ferait ton bonheur

-Zut! Zinzin zazou zézotant zizanie
Touffe poivre et sel aiselle puante et ta boule maboule
Ouf!Chut! Que j'admire ta chute et maudire ta gueule
Fûté trouble-fête tête en cambouis traînée par la foule
Mutin tête brûlée veule meule que sans regret j'esseule
Zut! Zinzin zazou zézotant zizanie



Farid



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